15 février 2009

Ballantine's day

Hier soir, j'avais décidé d'inviter mes ami(e)s célibataires, parce que, le 14 février sonne toujours trop creux quand on est seul. Hier, alors qu'ils mettaient du temps à arriver, je me suis souvenu de ma dernière "vraie" St Valentin. Je lui avais dit que je trouvais ça stupide, de faire un truc spécifique ce jour-ci, seulement ce jour-ci. A croire que certains attendent spécifiquement ce jour plaisir à leur moitié. Elle trouvait ça stupide, elle aussi, et avait éclaté de rire, quand ce 14 février 2004, je l'avais invité à l'auberge du pont de Collonges, pour faire comme tous ces couples qui s'invitent au restaurant ("Tu renies même tes principes rien que pour me faire plaisir"). Il y a des souvenirs qui ne s'effaceront jamais.

Hier, la soirée a été trop arrosée, entre vodka et whisky. Les grandes discussions sur l'amour à double tranchant, les parties de poker, de time's up, de Buzz sur PS3. On s'est bien foutu de moi, aussi, quand on m'a vu à l'écran, avec 22 ans de moins (quelle idée de laisser traîner ce genre de choses...). Quand ils sont partis vers 5h30 (avec le conducteur à jeun, je vous rassure), j'ai cogité un moment sur mon passé, j'ai pensé à A. et à S., à nos histoires amoureuses, à leurs tristes fins, surtout. Et quoi qu'il en soit, je me sens toujours coupable, même si.

Je me suis mis au lit vers 6h10, pour me réveiller 3 heures plus tard, la tête douloureuse, les mouvements incertains, et avec pour doux parfum, cette désagréable odeur de tabac froid. Le petit comprimé effervescent a finalement fait de l'effet, et aujourd'hui, sous ce grand soleil, je ne suis plus déprimé. J'ai juste envie de vivre pleinement. Comme tous les 15 février...