15 avril 2009

La vie est un long fleuve (un p'tit peu trop) tranquille

Le voyage en Islande ne se fera pas en juin, comme je l'avais initialement prévu. Reporté à septembre. Alors forcément, la déception est proportionnelle au nombre de semaines restantes avant le départ, telle une vulgaire équation, dans laquelle le hasard n'a plus sa place (Dans laquelle j'ai viré le hasard, même, ras le bol). On a quasiment fait le tiers de l'année, et je n'ai rien vu passer. Voilà trois semaines que j'ai repris le boulot, et déjà, le 24 avril, ce ne sera plus qu'un souvenir. Le temps, silencieusement, défile, et je déteste le regarder s'écouler, à ne "rien" faire de ma vie. Les journées commencent tôt, comme toujours, et les 1600 km hebdomadaires m'ennuient au possible.

Hier, au lieu de passer sous Fourvière, j'ai tiré tout droit, et quand j'ai trouvé une place, après le pont Gallieni, je me suis arrêté, là, au bord de la route. Et je suis sorti de ce fourgon, pour prendre l'air, pour regarder l'eau couler, pour ne plus penser, pour faire le vide. Oublier. Oublier le présent, parce qu'il me dégoûte chaque jour un peu plus. Oublier le présent, et ne pas penser au futur, surtout. Le quotidien est d'un banal qui m'empoisonne doucement, chaque jour un peu plus. Tout manque de couleur, de gaieté, de saveur, et je perds mon intérêt pour tout. Un peu comme si au final, j'avais l'impression d'être une machine, qui fait des choses de manière répétitive, inlassablement, sans jamais broncher. Serai-je en train de me résigner, d'accepter une vie sans grand intérêt ? Je sais que ça ne me ressemble pas. Et pourtant...

Quand je suis remonté dans le fourgon, le portable indiquait 3 appels en absence. Et oui, même les clients, sont habitués à être livrés à heure fixe. Et je les entends se plaindre, à longueur de journées. Comment voulez-vous positiver, après ça ?

J'ai envie d'être ailleurs...

2 Comments:

Blogger Phiphine said...

P'tit Mic: je pensais justement à t'écrire, parce que ça fait longtemps... Mais c'est toujours pareil: le temps va trop vite, même quand on a l'impression qu'il se traîne, comme là, maintenant, tout de suite (oui, je sais c'est paradoxal mais c'est précisément ça: je m'ennuie... tout en sachant pertinemment bien que je n'aurai pas assez de mon après-midi pour faire tout ce que je devrais faire)

C'est triste, ce manque de sel dont tu parles. Je pense à toi, en croisant les doigts pour que ça change, tout ça. Courage!

17 avril 2009 à 12:47  
Blogger Mickaël-Ephant said...

Si c'est pas dommage, ça, qu'on ait plus le temps de s'écrire. Tes mails me manquent, je dois dire.

Je suis en vacances le 24, j'aurai du temps pour un long message...

A très vite, p'tite Del.

19 avril 2009 à 21:03  

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