Blabla du soir, espoir...
Ecrit hier après midi.
Pffiou. Encore une rude journée aujourd'hui. Et les 35° affichés par le thermomètre, à l'ombre. Je n'ose même pas savoir combien il faisait dans ce fourgon, sans climatisation. Ceci dit, ça ne m'a pas empêché d'aller courir. 6 kilomètres sous ce soleil de plomb, avec le goudron qui colle aux chaussures, et cet air chaud qui ne peut pas me refroidir. La bouteille d'eau, à l'arrivée, vidée sur la tête, parce que bon... Ce soir, j'y retourne, mais dans les coteaux, ça sera mieux.
Hier, et les jeux de mots... Hier, et les rires à cause de nos histoires sans sens. Le but du jeu est d'écrire une histoire, sans thème prédéfini. Dans le même temps, une personne « extérieure » donne des mots « au hasard » quand elle en a envie, et on doit les intégrer dans notre histoire. Ca donne de curieux résultats, vous pouvez me croire.
Un petit extrait (en fait, j'en ai 4 copies doubles, donc, voilà, juste un petit extrait). Les mots en italique sont ceux imposés...
« [...] Vladimir devait aller à sa séance de yoga, mais comme la voiture est tombée en panne, nous avons dû y aller à ski. C'était dur d'éviter tous ces sapins et ces dromadaires, avec le brouillard et ma jambe de bois. Nous sommes arrivés à l'heure à Tchakonov, et M. Perotrova s'est empressé de nous servir une Guinness, vu que nous étions gelés. D'ailleurs il m'a demandé de te remercier pour le parachute rouge que lui a tricoté ta grand mère. Tu sais, moi, le rouge (et tout ce qui me rappelle notre Russie communiste) me fait horreur [...] Alain, tu me manques. Je me dis que ça doit être pareil pour toi, là-bas, en Sibérie. J'espère que tu t'habitues à ton travail de tailleur de glaçons. Après tout, ton retour est proche. Dans 973 jours à peine, on pourra danser sur du hip-hop, manger de la choucroute, et boire une bonne vodka. Ensemble. A part ça, pas grand chose de nouveau. La Lada est tombée en panne, et Jaguar a accepté de nous prêter une voiture. C'est toujours mieux que la Mercedes de l'autre fois... Ceci dit, c'est limite pénible de la garer sur ces parking pleins... de dinosaures. A force de faire des essais génétiques, voilà où on en arrive. Heureusement j'en ai payé un pour qu'il garde la voiture. D'ailleurs j'ai trouvé qu'il ressemblait à Denver... Tu sais, celui du dessin animé [...]»
Bon, oui, je précise, il était 3h du mat aussi, alors forcément, ça aide pas, pour dire des choses sérieuses. 2 heures de sommeil plus tard, il a fallu se lever et aller bosser. Là, je crois que je vais aller me faire une sieste, sinon, je vais pas pouvoir courir très longtemps.Y'a des gens qui me demandent pourquoi je cours autant. Je sais pas pourquoi. Juste envie...
A part ça, moi, ça va. J'espère que ce sera pareil pour vous...

2 Comments:
Moi je la trouve géniale, cette histoire. Elle a la classe.
Et encore tu n'as pas vu la suite... Si j'ai le temps, plus tard, j'en copierai un bout :)
Merci pour le commentaire...
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