Douleur, colère & déprime, le tout en un seul post
Un petit post -un de plus- pour donner quelques nouvelles. Avant hier matin, deux heures au centre de radiologie. Rien, pas le moindre petit os cassé. Pour reprendre les mots de mon médecin, je me suis « bien tordu la cheville, rien de plus ». Je suis autorisé à courir d'ici lundi, mais doucement, vu que ma cheville droite, déjà très fragile, se remettra tranquillement de ce passage quelque peu gênant.
Un courrier, d'un pays étranger, m'annonçant clairement que mon autorisation de tournage ne sera accordée que si un « observateur local » assiste à la réalisation, afin de me guider dans mes recherches (comprenez, afin de ne pas me montrer ce que je veux voir, de me cacher tout ce qui pourrait être compromettant). La liberté d'expression, hum, c'est pas encore ça, là-bas. Cela signifie juste que j'ai touché pile là où ça fait mal. Que ce pays a beaucoup de choses à cacher. (Oh, pardon) Que ses dirigeants ont beaucoup de choses à cacher. Même mon contact local est désormais surveillé de près, et franchement, ça devient risqué. Quand on sait que sa maison a été fouillée trois fois dans la même semaine... Donc l'idée de faire un reportage, tout du moins de manière légale, s'efface doucement. Pour avoir le droit de dire que tout va bien, qu'il n'y a pas de problèmes, ça ne m'intéresse pas. Je suis prêt à parier que dès que mon nom apparaîtra sur une liste de passagers, je peux m'attendre à avoir de la compagnie, plus ou moins discrète. Ou mieux encore, qu'on me fournira un billet retour, sans même que j'aie eu le temps de sortir de l'aéroport. Mais je suis plus malin que ça. (Ca me met hors de moi, tout ça, toutes ces manipulations). Ca me rappelle les zones interdites d'Ukraine, pas si interdites que ça, quand on connaît les bonnes personnes.
A part ça hier, aller chercher du vin pour un restaurant. Quelques heures de route, à conduire cette vieille voiture immatriculée dans les Bouches-du-Rhône. Pas d'autoradio. Des champs colorés, de belles maisons, et des paysages... Arrêt à Visan, charger 120 bouteilles, discuter avec le vendeur et repartir, en me disant qu'un jour je m'achèterai une maison là, parce que, je sais pas, j'aime... En arrivant au restaurant, prendre les cartons trois par trois. Repas, café.
Aujourd'hui, je suis déprimé et je n'aime pas l'être sans trop savoir pourquoi. Faire le point. Essayer de savoir où j'en suis, et ce que je dois faire, ou penser. J'aimerai être sûr de certaines choses.
Ce soir, soirée entre amis, pour se vider la tête. Mais, ça ne sera pas comme si...

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