01 mai 2007

Ségozy ou Sarkolène, telle est la question...

Pffiou... Hier, 9h30 de boulot. 9h30 à faire de la mise sous pli. A voir Ségolène et Sarkozy, à les plier en deux, à glisser des bulletins de vote, à mettre tout ça dans des enveloppes, et à les scotcher... Travail de bourin, si je puis m'exprimer ainsi. 4250 enveloppes, et des doigts en feu, en plus d'être déjà brûlés. Mais quand même, passer 9h30 avec 2 personnes que je connais, donc c'est déjà mieux. Passé minuit, rire aux éclats, en hurlant qu'on travaillait de nuit, un jour férié, et qu'on devrait être payé plus :D (mais comme on est payé aux nombre d'enveloppes, hein, ça change rien...) Cette nuit encore, j'ai eu l'impression de plier du papier, encore et toujours.
Ce matin, vérifier ma déclaration de revenus, et y apposer un autographe. Hum, reste à savoir si je suis imposable ou pas. Je ne fais pas de simulation, ça me laisse la surprise (en bien ou pas, d'ailleurs :p) En même temps, je ne gagne pas assez pour déménager en Belgique, en Suisse, ou même dans un paradis fiscal quelconque. (non, non, je ne vise personne en particulier, qu'est-ce qui vous fait penser ça ?) Ce matin, en terrasse, le café n'avait pas le même goût que d'habitude. Mon regard s'est posé sur la gare et, j'ai eu envie de te voir, parce que y'a des choses comme ça qu'on ne contrôle pas, et qui viennent, ou plutôt reviennent, sans même qu'on ait eu le temps de s'en apercevoir. Et je révasse, en me souvenant de certains moments, bien trop lointains et bien trop courts, mais chargés d'une émotion si peu courante, et tellement forte.
Ce matin, c'est aussi le pain au chocolat partagé avec des pigeons, assis sur le plancher du kiosque de la Place Jules Nadi, avec les épices du souk du Caire dans les oreilles. C'est aussi rentrer dans une librairie ouverte en ce jour férié, et feuilleter des romans, avant de constater avec stupeur que, de toute façon, je n'avais plus de monnaie dans mon portefeuille. Lire une BD, et me dire qu'il faudra que je recommence, que ça faisait trop longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Sortir, traverser le Pont Vieux, et descendre sur les berges de Bourg-de-Péage, pour suivre un petit moment le cours de l'Isère. Remonter par la rue du Docteur Eynard, et constater que la clinique dans laquelle je suis né n'existe plus, qu'elle est devenue immeuble. Retourner sur Romans et traverser la vieille ville. Un chat qui pose dans une ruelle, mais pas d'appareil photo sous la main. Retourner à la voiture, et me dire "C'est cool, même pas eu besoin de payer le parking aujourd'hui".
Jouer du piano, et constater que le changement de température n'a rien arrangé à sa sonorité... "désastreuse", n'ayons pas peur des mots. Investir dans de l'électronique pourrait s'avérer plus rentable, et avec un casque, plus silencieux pour les voisins. A voir, voire revoir, comme dirait la dame de France 5.
Allez, faut encore que je prépare à manger, parce que si je compte sur ma soeur, on ira pas plus loin que paquet de chips, et ça, c'est pas un repas.