17 août 2008

18 ans, et toutes mes dents...

C'est quand j'allais ouvrir mon carton "Villefontaine" qu'un frisson a parcouru mon corps. Parce que, dedans, des tas d'objets, de classeurs, et d'autres choses apparemment insignifiantes, qui me ramènent 6 ans plus tôt. Les bons moments, mon indépendance toute fraîche, les études -trop bien, et trop courtes-, les soirées entre amis, inoubliables, et tant d'autres choses. Les coups durs, aussi, les mauvaises nouvelles, tomber de mon nuage, remonter la pente, et toujours -même aujourd'hui- m'en vouloir, me sentir responsable de ça (même si...)
Dessous les Ciné-live et Première de "l'époque", je retrouve mon CD du fabuleux destin d'Amélie Poulain, des vestiges du festival de Cannes 2004, des morceaux de ma vie sur bandes magnétiques, Beta SP ou U-matic, que je ne peux (veux) même pas lire, faute d'équipement adéquat. Je retrouve des brouillons de lettres, une quittance de loyer de 390,75 € "réglée le 04/09/2002". Je me replonge dans mes anciens cours, "caractéristiques des signaux PAL-SECAM et NTSC", "Le cinéma numérique", "Les liaisons hertziennes et satellites", mes TP, ... Je trouve aussi un paquet de Philip Morris quasi vide, et ça me rappelle mes vieilles habitudes. Habitudes révolues, j'ai reposé ce paquet au fond du carton...
Des photos de moi, de A. ou de Sa. Photo d'un barbecue sur le toit d'un immeuble. Parce qu'on avait peur de louper le coucher de soleil, qu'on devait impérativement le filmer pour notre court-métrage. J'ai des photos de "courses de caddies", aussi, sur le parking du Casino. Des photos de moi en train de faire un 50 mètres haies (50 mètres chaises, plutôt) dans l'immense couloir de mon ancien immeuble. Des photos de pique-nique dans ce même hall, avec tous mes voisins de palier (25 quand même...). Des photos de Grèce et d'Italie avec A. Des photos de concerts, aussi, à Paris, à Lyon, à Montpellier. Des photos du SIEL-SATIS et de Disneyland, sur lesquelles on fait les zouaves, pour changer. Oui, j'ai vécu de merveilleux moments, même si... il y en a eu d'autres, beaucoup moins faciles à vivre.
Alors, quand au téléphone, je parle de ça à S., elle aussi se souvient, et me rappelle nos bons moments. Elle me rassure, même si...
J'ai peur de revivre certaines parties de mon passé.

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

J'aime beaucoup cet article, empli de nostalgie douce et imminente. J'ai beaucoup. Sans doute parce qu'il me rappelle cette première année étudiante, juste après le Bac, et mes 18 ans. Au fond, ils n'étaient pas si mal. Je crois souvenent que ce sont mes 17 ans qui m'ont le plus marqué. Bref.
J'aime cet article parce qu'il est vif et à la fois, attachant. On en sourirait presque. J'ai souri.
Et puis il y a le cinéma. Tu étais dans une école de réalisation? Ou ça??

24 août 2008 à 11:09  
Blogger Mickaël-Ephant said...

Si cet article est attachant, j'en suis ravi. C'est qu'il montre bien comme je suis attaché à tout ça. A tout ce qui me manque, même si ça n'a pas toujours été rose.

Et le cinéma, ma plus grande histoire d'amour. Celle qui ne me décevra jamais, j'espère.

Moi, j'ai fait un BTS en audiovisuel, où comment apprendre à gérer tous les maillons de la chaîne, de la prise de vue, jusqu'à la diffusion. Du bonheur en lingots... Où ça ? Villefontaine (à 35 km au Sud-Est de Lyon, histoire que tu puisses géographiquement situer "la chose").

Et aujourd'hui, je suis... chauffeur-livreur, parce que les employeurs de l'audiovisuel ne savent pas dire autre chose que "Ah mais vous n'avez pas assez d'expérience". Ca me dégoûte, parfois... Mais je suis têtu, et ne lâche pas le morceau.

25 août 2008 à 18:59  
Anonymous Anonyme said...

Il ne faut pas. Le Cinéma est un milieu ingrat comme celuid e la Danse (mais je ne pense pas autant cela dit).
Il y a beaucoup de gens qui s'intéresse au cinéma sur les blogs, il y a beaucoup de gens qui sont à côté de Lyon...
passionnée

26 août 2008 à 23:01  

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