14 mai 2009

TGV 6197

Ecrit le 12/05/2009, dans le train du retour...

Ce matin, il était neuf heures moins dix quand Paris m'a accueilli. La pluie tombait, très fine, et le ciel brumeux cachait le sommet de la tour Eiffel. Je me suis assis à une terrasse et j'ai commandé un grand café. Et j'ai attendu que le temps passe, une fois ma tasse vidée. J'ai écouté sans trop le vouloir la conversation de deux demoiselles qui se demandaient s'il fallait qu'elles aillent à telle université ou plutôt dans une autre. Quand j'en ai eu marre de rester assis à cette table, à regarder les secondes défiler sur le cadran de ma montre, je me suis levé et suis parti me balader, au hasard.

"Hasard" est vraiment le mot qui convient. Je suis monté dans un métro, me suis dit "je sors au cinquième arrêt", ai compté jusqu'à 5, dans ce wagon bien trop rempli, et suis remonté en surface, à l'air libre. Après ça, j'ai marché, un peu comme les touristes que j'ai pu croiser. Mon appareil photo était resté à la maison, parce que, aller à un entretien le reflex autour du cou, ça le fait pas trop, quoi. Je me suis baladé, de rue en rue, de monument en monument. Paris me fascine depuis que j'ai 6 ans, et aujourd'hui pour la première fois de ma vie, je me suis vraiment dit que ça pourrait être "ma" ville.

Puis l'heure de mon rendez-vous approchant, j'ai sauté dans le premier métro que j'ai trouvé, pour aller jusque dans le treizième arrondissement. Vu que je ne pouvais strictement rien avaler, c'est le ventre vide que je me suis présenté à l'accueil de ce grand immeuble. L'entretien aura duré une quarantaine de minutes, passées aussi vite que dix. Quarante minutes à parler, à répondre aux questions, à poser des questions, aussi. La réponse à tout ça arrivera à la fin de la semaine, ou peut-être au début de la suivante. J'aimerais tant pouvoir accélérer le temps.

Après cet entretien, retour à la case "RATP power", pour me rendre dans le septième arrondissement, lieu où se trouve le poste à pourvoir. En sortant à Alma-Marceau, j'ai fait une pause pour boire un autre café, histoire de ne pas m'écrouler de fatigue. Et la visite des locaux, tant attendue. En sortant d'ici, encore plus qu'en entrant, je me suis dit que c'était sûr, je devais à tout prix travailler ici. Que ce poste, au final, je le cherchais depuis toujours. J'espère vraiment les avoir convaincus.

Ma montre indiquait 17h30, quand je me suis arrêté au milieu du pont de l'Alma. Allumer le téléphone, écouter les messages, sourire. Et encore sourire, oui.
La tour Eiffel n'était plus dans le brouillard, et le ciel était clair. Les rayons du soleil traversaient ma veste, et je suis resté là, à profiter de cette douce chaleur. J'ai étudié vite fait le plan de la RATP, ai cherché le chemin le plus court, celui avec le moins de correspondances, pour rejoindre la gare de Lyon. Et le train du retour. TGV 6197. En espérant qu'il y en ait plein d'autres...

3 Comments:

Anonymous mélie said...

j'espère, j'espère aussi ! tiens-nous au courant :)

14 mai 2009 à 19:13  
Blogger Mickaël-Ephant said...

Je viens de recevoir un mail.

J'AI LE BOULOT, J'AI LE BOULOT, J'AI LE BOULOT, J'AI LE BOULOT, J'AI LE BOULOT, J'AI LE BOULOT.

Mais c'est trop génial, comme nouvelle. Vraiment.

Je vais encore rien dormir de la nuit, mais je m'en fiche !

14 mai 2009 à 21:32  
Anonymous mélie said...

OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS.

AH MAIS O_O

OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS quoi !!!!

Aha, j'hystérise, c'est trop bien !!! Bravooo :)))

hiii

15 mai 2009 à 06:51  

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