24 novembre 2009

Pour que le temps dure longtemps

C'est à St Paul que mon dimanche a vraiment commencé. Quand je suis sorti du métro, après m'être dit « j'attends sur le quai, ou je sors ? ». De nouveau, les rues au hasard, sans trop savoir de quel côté passer, sans trop savoir quoi voir, quoi faire. Mais quelle importance ? Les repères, les « on est pas déjà passé par là ? ». Fuir la circulation, l'agitation, la foule. Essayer, en tous cas. Des tests de vue en plein air, s'amuser à marcher seulement sur les lignes blanches du passage piétons, ne pas attendre que le bonhomme soit vert. Voir des pots de Nutella de 5 kgs !!! Le plan B, qui malheureusement n'a pas pu être appliqué, mais tant pis (On ira voir Bob une autre fois). Les jardins publics. Manger à « l'étoile manquante », prendre un dessert à la boulangerie. juste à côté. La petite cuillère du café encore plus utile que d'habitude.

On est restés près de trois heures assis là, et ça ne m'a pas semblé si long. Nos discussions, les discussions d'à côté... Le vent, la pluie, la fourrière. Nous au chaud, derrière cette vitre, comme des chats, tu as raison. Même si je ne suis pas frileux (c'est le moins qu'on puisse dire), je ne suis pas fan du vent, qui amplifie la sensation de froid. Les métros, te montrer comme les plafonds me semblent bas par endroits. Alma-Marceau. Le froid, le vent, la pluie, et un parapluie pour deux. Passer devant mon boulot, te dire que je te ferai visiter, un autre jour. Nous balader dans des rues que je connais par coeur. Le Champ de Mars et la Tour Eiffel qui brille beaucoup trop. La journée a perdu de son intérêt, quand je t'ai laissée devant l'école militaire. J'ai descendu l'avenue Bosquet sans motivation, en trainant des pieds. Je n'avais vraiment pas envie de rentrer, tu sais.

(Et j'espère que tu n'es pas malade, avec tout ce vent. Moi ça va, mais tu t'en doutes)

Tout à l'heure, sur un autre boulevard, ou les bus et les autos étaient en surnombre, la porte était fermée et la lumière éteinte. Alors plutôt que de rester planté là, j'ai remonté la rue plusieurs fois, ai fait le tour d'un pâté de maisons. Mais, juste des feuilles que le vent s'amusait à rassembler. Après tout, c'était dit au conditionnel. Alors j'ai attrapé le RER C, et suis allé au boulot un peu plus tôt, pour esquiver le mauvais temps.

Vous savez, dans moins de deux heures ma journée est finie. Reste à savoir si je vais m'endormir facilement. Ou pas. C'est loin d'être gagné... ^^


J'connais des chats bizarres aussi, mais chuut...


3 Comments:

Anonymous mélie said...

Est-ce que vous hurlez "Crocodiles!!" quand vous loupez une bande blanche du passage piéton ? C'est ce qu'on fait ici, ça fait peur aux gens.

24 novembre 2009 à 19:58  
Blogger Guyl' said...

De toutes les façons Bob je sais pas comment il se débrouille mais il a des horaires un peu nuls pffff c'est pas juste il devrait être ouvert tout le teeeeeeeeeeemps :) !

25 novembre 2009 à 22:03  
Blogger Mickaël-Ephant said...

-> Mélie : Non, même pas ! On devrait, tiens... Histoire de passer pour des fous.

-> Guyl' : Sacré Bob, hein !

5 décembre 2009 à 01:40  

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