Parce que c'est la vie
Il y a les longues heures passées sur les routes, à me dire que le temps passe trop vite, dès 3h du matin. Il y a mes cheveux tous blancs, parce que moi et le plâtre, c'est une grande histoire d'amour. Il y a mes doigts écorchés par le carrelage ou les briques trop coupants. Je saigne, mais paraît-il que mon corps peut supporter ces quelques pertes. Ces travaux n'en finissent pas, et mes journées comptent double. A 21h maxi je m'effondre sur mon lit, et trouve le moyen de ne dormir que 3 heures. Et ça use plus que tout, de ne pas dormir.
Ce matin, dans la rue, j'ai croisé un homme, qui m'était totalement inconnu, mais qui, rien qu'en le regardant, m'a semblé être le père d'une personne que je connais. Continuer ma route, malgré nos regards insistants, les bras chargés de 24 kilos de marchandise. Et j'ai souri, en me demandant qu'est-ce qui m'avait fait penser à ça, sans trouver de réponse précise. Et le pire, c'est que j'aurais parié n'importe quoi. Il y a des certitudes, comme ça, qu'on ne s'explique vraiment pas.
Ce matin, plus tôt, ça a été les retrouvailles avec "mon" café lyonnais, ouvert aux aurores. "Oh, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu !". Et voilà qu'on se raconte nos vies, comme si on se connaissait depuis des lustres. Pourtant, je ne suis pas du genre bavard -en théorie-. (oui, certaines personnes peuvent penser le contraire, mais non, je vous assure).
Les journées sont trop minces pour me laisser le temps de faire tout ce que je dois (veux ?) faire. Des mails en retard, pas de cinéma depuis un moment déjà, seulement trois sorties footing dans la semaine au lieu de six. Malgré tout ça je trouve le temps d'organiser un week-end de Pentecôte entre amis, de planifier une excursion en Irlande pour juin, de finaliser quelques détails d'organisation avec certains pour une semaine en Espagne, de laisser quelques petits commentaires -rares- sur quelques blogs que je lis...
Et quand tout va trop vite, je cours, pour gagner du temps.
Les cheveux blancs et les doigts écorchés.
Il faudrait que je pense à moi.
Ce matin, dans la rue, j'ai croisé un homme, qui m'était totalement inconnu, mais qui, rien qu'en le regardant, m'a semblé être le père d'une personne que je connais. Continuer ma route, malgré nos regards insistants, les bras chargés de 24 kilos de marchandise. Et j'ai souri, en me demandant qu'est-ce qui m'avait fait penser à ça, sans trouver de réponse précise. Et le pire, c'est que j'aurais parié n'importe quoi. Il y a des certitudes, comme ça, qu'on ne s'explique vraiment pas.
Ce matin, plus tôt, ça a été les retrouvailles avec "mon" café lyonnais, ouvert aux aurores. "Oh, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu !". Et voilà qu'on se raconte nos vies, comme si on se connaissait depuis des lustres. Pourtant, je ne suis pas du genre bavard -en théorie-. (oui, certaines personnes peuvent penser le contraire, mais non, je vous assure).
Les journées sont trop minces pour me laisser le temps de faire tout ce que je dois (veux ?) faire. Des mails en retard, pas de cinéma depuis un moment déjà, seulement trois sorties footing dans la semaine au lieu de six. Malgré tout ça je trouve le temps d'organiser un week-end de Pentecôte entre amis, de planifier une excursion en Irlande pour juin, de finaliser quelques détails d'organisation avec certains pour une semaine en Espagne, de laisser quelques petits commentaires -rares- sur quelques blogs que je lis...
Et quand tout va trop vite, je cours, pour gagner du temps.
Les cheveux blancs et les doigts écorchés.
Il faudrait que je pense à moi.

5 Comments:
Oui, prends soin de toi, p'tit Mic, hein! Mais je sais que les projets ne manquent pas, donc, je n'en doute pas vraiment. J'espère que le sommeil revient progressivement, aussi.
Je réponds à ton mail dès que j'aurai un tout petit peu rattrapé mon retard sur la vie, promis. (C'est chouette, parfois, de courir, mais il faut faire gaffe, quand même, à ne pas trop se laisser dépasser)
A tout bientôt.
Je suis moi-même débordé. Et ça m'énerve un peu, de ne pas avoir de temps pour tout. De devoir négliger certaines choses pour en faire d'autres, pas forcément très intéressantes.
Même là, je n'ai pas de temps pour un écrire un vrai post, ou même un mail.
C'est trop nul !
Oui :) On veut des nouvelles !
Comme je te comprends p'tit Mic. C'est le mal du siècle (et déjà du précédent, je pense), le manque de temps...
J'espère quand même que les choses pas forcément très intéressantes ne gâchent pas les autres.
(comme Julie)
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