Qui insiste demande trop, n'a rien...
Qui ne tente rien, a tout... (ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas, c'est normal...)
Ces quelques jours passés restent là, dans un coin de ma mémoire. Tout a commencé samedi matin, quand, à 3h du mat', mon réveil a sonné. Avec plus d'entrain que d'habitude, je me suis levé. C'est vers 4h, une fois les bagages dans le coffre, que j'ai tourné la clef de contact, pour entendre ronronner le moteur diesel. Les 80 premiers kilomètres sous la pluie, puis plus rien. 3h30 de route, pour enfin apercevoir les panneaux de Cannes. Continuer direction Nice, vers l'aéroport, pour aller la chercher. Ca faisait à peine deux mois que nous ne nous étions pas vus, mais allez savoir pourquoi, ça me semblait beaucoup plus long. Et c'est lorsque nous avons quitté l'aéroport que le temps s'est emballé, et s'est mis à défiler vite. Trop vite.
Dans un premier temps, ça aura été la recherche de l'appartement, grandement facilitée grâce aux "à la fin de la route, tournez à droite" ou encore "traversez le rond point deuxième sortie", que la voix synthétisée de ce petit appareil donnait. Le GPS est vraiment un outil merveilleux, même si, pour les numéros de rues, y'a encore un peu de progrès à faire. Découvrir ce sympathique appartement, avec vue sur la piscine, magnifique, avec au loin, du relief (à partir duquel le point de vue doit être assez exceptionnel, quand même). Le supermarché Casino, et y faire quelques courses. Plus tard, le bus 10, dos à la route, et guetter le bon arrêt sans trop vraiment savoir où s'arrêter. Et, Cannes. Je n'y suis venu qu'une fois auparavant, mais tout me semblait familier. Souvenirs en pagaille. Seule différence, une accréditation seulement à retirer. Je me suis dit un demi-millier de fois que l'année prochaine, j'en aurai une, parce que aller à Cannes sans en avoir, c'est horriblement frustrant. J'ai doucement repris mes marques, marché le long de cette rue bordée de palmiers, sous un ciel malheureusement grisâtre, me suis faufilé dans les rues du centre, au milieu de voitures officielles, ou tout simplement hors de prix. Cannes est vraiment une ville surréaliste, surtout pendant la période du Festival. Tout est si incroyable, que ça en fait tourner la tête. C'est probablement ce qui attire autant de monde. Plus tard dans l'après-midi une petite sieste pour récupérer, puis la sonnerie brutale de ma montre, à 17h. Puis, soirée insolite, tout simplement inconcevable.
Alors que je devais manger tranquillement avec un ami technicien, je me suis retrouvé dans un cocktail où je n'étais pas invité -à la base-, mais où j'ai fait des connaissances professionnelles plus qu'intéressantes. Expliquer ma situation, mon projet, discuter de tout, de rien, avec directeurs techniques, responsables de prod', et tout un tas de gens qui, j'en suis sûr, ne m'auraient même pas accordé un entretien à la vue de mon CV. Des portes qui s'ouvrent et 15 nouveaux numéros dans mon répertoire. J'ai décliné leur invitation, quand vers 22h30, ils ont décidé d'aller au restaurant. Les idées floues, les jambes qui lâchent, j'étais trop fatigué pour ça. Retour au Cannet. Deux badges sympathiques.
Lendemain, réveil matinal, mais après avoir fait des mini-courses, être allé à Cannes "en coup de vent" (pour y acheter un joli carnet, en passant), j'ai somnolé sur le canapé me retenant de manger encore plus d'oreillettes. Sandwich jambon-beurre à midi, alors que la météo était largement meilleure que la veille. Puis, re-Cannes. Discussion avec vue sur la mer. Discussions que j'aurais aimé sans fin, comme toujours. Retour très rapide sur l'Espace Miramar, pour son entrée in extremis. Boire un verre avec Steph (enfin trois, officieusement). Rentrer à l'appartement, et se poser devant la télé. Télé qui décidément, ne souhaite montrer que des images -comment dire- bizarres, à chaque fois que je l'allume (Et cette fois, ce n'était pas Arte, curieux...). Et puis dormir.
Dormir longtemps même, parce que, même si je somnolais depuis 7h, je suis resté dans le lit jusqu'à 10h, heure à laquelle une musique -certes plus agréable que le bip-bip de ma montre, mais puissante quand même- nous a ouvert les yeux "de force". Réveil difficile parce que c'était le dernier que je faisais ici même, dans ce lit. Et déjà, l'échéance du départ me minait l'esprit. C'est un peu avant 12h50, tandis qu'elle rentrait par l'entrée Orchestre, que j'ai décidé de faire une ultime balade, un peu déprimé, pour me remonter le moral comme je pouvais. Un sandwich "grec" et un panini, sur un des bancs, près de l'Hôtel de ville. Mon estomac n'aura pu supporter qu'un tout petit bout de sa crêpe, en plus, tandis que tous les journaux Belges aperçus étaient "périmés". Puis il a fallu retourner au parking Suquet Forville, retrouver la petite voiture immatriculée dans la Seine-Maritime. Les larmes aux yeux, cachées au possible, et la reconduire à la sortie du parking. Il y a des au-revoir qui font mal, plus que d'autres. Un dernier petit coup de klaxon, et dégager au plus vite, parce que je me connais, je suis tout à fait capable de faire demi-tour. A peine quelques secondes après, la radio a décidé de passer ça, alors je l'ai mise à fond, pour ne pas m'entendre pleurer. A 17h, ma montre a encore sonné. J'ai souri, même si le coeur n'y était pas vraiment.
Je m'attache... Trop, peut-être.
Il y a de bons moments que j'aimerais ne jamais voir se terminer. Même si je sais qu'il y en aura d'autres. Je l'espère, tout du moins.
Décidément, je ne change(rai) pas.
Ces quelques jours passés restent là, dans un coin de ma mémoire. Tout a commencé samedi matin, quand, à 3h du mat', mon réveil a sonné. Avec plus d'entrain que d'habitude, je me suis levé. C'est vers 4h, une fois les bagages dans le coffre, que j'ai tourné la clef de contact, pour entendre ronronner le moteur diesel. Les 80 premiers kilomètres sous la pluie, puis plus rien. 3h30 de route, pour enfin apercevoir les panneaux de Cannes. Continuer direction Nice, vers l'aéroport, pour aller la chercher. Ca faisait à peine deux mois que nous ne nous étions pas vus, mais allez savoir pourquoi, ça me semblait beaucoup plus long. Et c'est lorsque nous avons quitté l'aéroport que le temps s'est emballé, et s'est mis à défiler vite. Trop vite.
Dans un premier temps, ça aura été la recherche de l'appartement, grandement facilitée grâce aux "à la fin de la route, tournez à droite" ou encore "traversez le rond point deuxième sortie", que la voix synthétisée de ce petit appareil donnait. Le GPS est vraiment un outil merveilleux, même si, pour les numéros de rues, y'a encore un peu de progrès à faire. Découvrir ce sympathique appartement, avec vue sur la piscine, magnifique, avec au loin, du relief (à partir duquel le point de vue doit être assez exceptionnel, quand même). Le supermarché Casino, et y faire quelques courses. Plus tard, le bus 10, dos à la route, et guetter le bon arrêt sans trop vraiment savoir où s'arrêter. Et, Cannes. Je n'y suis venu qu'une fois auparavant, mais tout me semblait familier. Souvenirs en pagaille. Seule différence, une accréditation seulement à retirer. Je me suis dit un demi-millier de fois que l'année prochaine, j'en aurai une, parce que aller à Cannes sans en avoir, c'est horriblement frustrant. J'ai doucement repris mes marques, marché le long de cette rue bordée de palmiers, sous un ciel malheureusement grisâtre, me suis faufilé dans les rues du centre, au milieu de voitures officielles, ou tout simplement hors de prix. Cannes est vraiment une ville surréaliste, surtout pendant la période du Festival. Tout est si incroyable, que ça en fait tourner la tête. C'est probablement ce qui attire autant de monde. Plus tard dans l'après-midi une petite sieste pour récupérer, puis la sonnerie brutale de ma montre, à 17h. Puis, soirée insolite, tout simplement inconcevable.
Alors que je devais manger tranquillement avec un ami technicien, je me suis retrouvé dans un cocktail où je n'étais pas invité -à la base-, mais où j'ai fait des connaissances professionnelles plus qu'intéressantes. Expliquer ma situation, mon projet, discuter de tout, de rien, avec directeurs techniques, responsables de prod', et tout un tas de gens qui, j'en suis sûr, ne m'auraient même pas accordé un entretien à la vue de mon CV. Des portes qui s'ouvrent et 15 nouveaux numéros dans mon répertoire. J'ai décliné leur invitation, quand vers 22h30, ils ont décidé d'aller au restaurant. Les idées floues, les jambes qui lâchent, j'étais trop fatigué pour ça. Retour au Cannet. Deux badges sympathiques.
Lendemain, réveil matinal, mais après avoir fait des mini-courses, être allé à Cannes "en coup de vent" (pour y acheter un joli carnet, en passant), j'ai somnolé sur le canapé me retenant de manger encore plus d'oreillettes. Sandwich jambon-beurre à midi, alors que la météo était largement meilleure que la veille. Puis, re-Cannes. Discussion avec vue sur la mer. Discussions que j'aurais aimé sans fin, comme toujours. Retour très rapide sur l'Espace Miramar, pour son entrée in extremis. Boire un verre avec Steph (enfin trois, officieusement). Rentrer à l'appartement, et se poser devant la télé. Télé qui décidément, ne souhaite montrer que des images -comment dire- bizarres, à chaque fois que je l'allume (Et cette fois, ce n'était pas Arte, curieux...). Et puis dormir.
Dormir longtemps même, parce que, même si je somnolais depuis 7h, je suis resté dans le lit jusqu'à 10h, heure à laquelle une musique -certes plus agréable que le bip-bip de ma montre, mais puissante quand même- nous a ouvert les yeux "de force". Réveil difficile parce que c'était le dernier que je faisais ici même, dans ce lit. Et déjà, l'échéance du départ me minait l'esprit. C'est un peu avant 12h50, tandis qu'elle rentrait par l'entrée Orchestre, que j'ai décidé de faire une ultime balade, un peu déprimé, pour me remonter le moral comme je pouvais. Un sandwich "grec" et un panini, sur un des bancs, près de l'Hôtel de ville. Mon estomac n'aura pu supporter qu'un tout petit bout de sa crêpe, en plus, tandis que tous les journaux Belges aperçus étaient "périmés". Puis il a fallu retourner au parking Suquet Forville, retrouver la petite voiture immatriculée dans la Seine-Maritime. Les larmes aux yeux, cachées au possible, et la reconduire à la sortie du parking. Il y a des au-revoir qui font mal, plus que d'autres. Un dernier petit coup de klaxon, et dégager au plus vite, parce que je me connais, je suis tout à fait capable de faire demi-tour. A peine quelques secondes après, la radio a décidé de passer ça, alors je l'ai mise à fond, pour ne pas m'entendre pleurer. A 17h, ma montre a encore sonné. J'ai souri, même si le coeur n'y était pas vraiment.
Je m'attache... Trop, peut-être.
Il y a de bons moments que j'aimerais ne jamais voir se terminer. Même si je sais qu'il y en aura d'autres. Je l'espère, tout du moins.
Décidément, je ne change(rai) pas.

2 Comments:
Effectivement Jeff Buckley, c'est tout de suite BEAUCOUP MOINS déprimant que Radiohead! ;)
Sinon, j'aime bien ton titre. Hihi. Je crois qu'on avait finalement opté pour un "qui demande trop n'a rien", non? Quant à la formule inverse, je verrais bien quelque chose comme "qui ne demande rien... peut obtenir beaucoup" ("tout"? C'est vrai qu'un sandwich sur un banc, c'est proche de la plénitude du "tout" ^^)
Bon, bon, bon... Je vais réessayer très vaguement de travailler un peu, moi (classer mes mails, quoi...)
En effet, Jeff Buckley, beaucoup moins !!! Remarque ça collait parfaitement avec mon humeur du moment, c'est déjà ça.
Oui, sinon, tu as raison, on était arrivé à "qui demande trop n'a rien", je ne m'en souvenais plus exactement. Et puis, pour quelqu'un qui ne demande rien, tu sais, un sandwich sur un banc, c'est déjà mieux que rien (non ?). Y'en a qui se contentent de peu, et je crois que je fais partie de ceux-là (c'est bien, ou pas, j'en sais rien).
"Travailler" ? M'en parle pas, j'attends demain après-midi avec la plus grande impatience, pour être en week-end. Week-end pluvieux... Pff !
Vacances en Irlande annulées, parce que, Paris, sous peu. Date de convocation avancée. Délibération définitive le 24 juin. Moi qui comptais souffler un peu, loin d'ici, me voilà bien embêté. Et tout annuler sans avoir d'assurance annulation, ça, c'est trop bête... et coûteux.
P.S. : Je corrige le titre... (Si si, j'insiste)
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