21 septembre 2008

Tout vient à point...

Il n'y a rien à faire. Juste attendre, s'occuper pour ne pas penser. Je me balade de café en ciné, quand ma journée de boulot s'achève, mais rien n'a la même saveur. Parce que je le sais, je n'aime pas me retrouver à la case départ, je n'aime pas perdre ce qui me rend heureux, je n'aime pas me dire que tout est à recommencer. J'ai l'impression de stagner, à longueur de journée, coincé entre des rêves de vie heureuse et un boulot qui me plait moyennement. Je rêve pour positiver, parce que, en ce moment, c'est "l'envie de rien", qui m'envahit.
L'envie de rien, pour me protéger, je crois. Parce que, cette année, les déceptions s'accumulent. Et subir des "échecs", croyez-moi, ce n'est pas évident. J'ai besoin de digérer tout ça. Parce que là, quand je me regarde dans le miroir, dans l'entrée, tous les matins, je me dis que ce n'est pas moi. Moi et mon éternelle joie de vivre, on est un peu en froid, en ce moment. Je le sais, ça reviendra, parce que je suis comme ça. L'art de toujours voir le bon côté des choses est agaçant, quand on déprime.
Tout à l'heure, chez M., elle a vu que ça n'allait pas. Mais c'est plus fort que moi, elle a eu droit à mon "voyons, t'inquiètes pas, ça va !". Mon sourire sonnait faux, je le sentais. Cette manie de garder tout pour moi, sans arrêt... Elle a compris que je ne voulais pas en parler. Little Miss Sunshine, avec son chat sur mon ventre, qui ronronne aussi fort que le vibreur de mon téléphone. Et rire... à en pleurer.
Ouais, je n'ai vraiment pas une âme de dépressif.
Au fait les photos sont revenues (Oui, quand on ne paye pas la location de son serveur, ben ça coupe, et ça efface "tout"). Passez par ici, y'a une note explicative...