Rue de Choiseul
L'autre soir, c'était prévu de longue date, alors avec Lola, nous sommes allés voir Platée. Je n'avais pas envie de voir du monde, je n'avais même pas la tête à découvrir cette comédie lyrique. Je n'avais envie de rien. La faute à un coup de téléphone. Des mots tristes et beaucoup de silence.
Alors je me suis forcé à sortir, parce que je me voyais mal ruminer ça isolé dans mon appartement. Je me suis forcé à sortir, parce qu'elle aurait été déçue, si je ne l'avais pas accompagnée. Je me suis forcé parce que franchement, ça m'aurait mis les nerfs d'avoir jeté plus d'une centaine d'euros par les fenêtres. (Je me suis forcé, parce que je le sais, il n'aurait pas voulu que je reste comme un abruti dans mon coin, à me dire que tout ça est si triste)
Sur les marches, je ne l'ai attendue que quelques dizaines de secondes. J'ai fait comme si de rien n'était. J'ai fait comme si tout allait bien. Je n'ai aucune idée du temps que ça a pu durer, mais j'ai trouvé ça bien. Lola me chuchotait dans l'oreille ses impressions, en temps réel, et on avait le même avis sur ce qui se passait devant nous. Quand on est sortis, alors que je la raccompagnais dans son joli appartement du 2è, elle m'a demandé ce qui me tracassait, ce qui n'allait pas. Comment a-t-elle su ? J'avais envie de fuir la question. De m'enfuir en courant. Puis au final non, je lui ai répondu.
Assis dans son canapé, je la regardais verser de la vodka dans nos verres, même si les larmes que je retenais plus ou moins troublaient ma vision. "Tu la bois avec quoi ?", m'a-t-elle dit, de la cuisine. "Trop tard, c'est déjà bu", ai-je répondu. J'avais besoin de quelque chose de fort, et cela convenait à merveille. Boire juste pour ne plus penser à ça, au moins pour la soirée. Elle est revenue près de moi, m'a serré dans ses bras et m'a dit qu'elle était là, que je pouvais lui parler, qu'elle serait là pour m'écouter et me réconforter.
Quand la bouteille s'est trouvée vide, elle a refusé que je prenne un taxi pour rentrer. Elle ne voulait pas que je reste seul à cogiter tout ça chez moi, avec mes grammes d'alcool dans le sang. Elle n'avait pas tort, je crois. Ca n'aurait pas été une bonne idée. J'ai passé la nuit chez elle. Et même si j'ai peu dormi, sa présence, son corps près du mien et son souffle régulier dans mon oreille gauche m'ont rassuré.
A deux, on est toujours plus fort. Je passe ma vie à me le répéter.
Sinon, la vie continue.
Il le faut, même si des fois c'est chiant.
Alors je me suis forcé à sortir, parce que je me voyais mal ruminer ça isolé dans mon appartement. Je me suis forcé à sortir, parce qu'elle aurait été déçue, si je ne l'avais pas accompagnée. Je me suis forcé parce que franchement, ça m'aurait mis les nerfs d'avoir jeté plus d'une centaine d'euros par les fenêtres. (Je me suis forcé, parce que je le sais, il n'aurait pas voulu que je reste comme un abruti dans mon coin, à me dire que tout ça est si triste)
Sur les marches, je ne l'ai attendue que quelques dizaines de secondes. J'ai fait comme si de rien n'était. J'ai fait comme si tout allait bien. Je n'ai aucune idée du temps que ça a pu durer, mais j'ai trouvé ça bien. Lola me chuchotait dans l'oreille ses impressions, en temps réel, et on avait le même avis sur ce qui se passait devant nous. Quand on est sortis, alors que je la raccompagnais dans son joli appartement du 2è, elle m'a demandé ce qui me tracassait, ce qui n'allait pas. Comment a-t-elle su ? J'avais envie de fuir la question. De m'enfuir en courant. Puis au final non, je lui ai répondu.
Assis dans son canapé, je la regardais verser de la vodka dans nos verres, même si les larmes que je retenais plus ou moins troublaient ma vision. "Tu la bois avec quoi ?", m'a-t-elle dit, de la cuisine. "Trop tard, c'est déjà bu", ai-je répondu. J'avais besoin de quelque chose de fort, et cela convenait à merveille. Boire juste pour ne plus penser à ça, au moins pour la soirée. Elle est revenue près de moi, m'a serré dans ses bras et m'a dit qu'elle était là, que je pouvais lui parler, qu'elle serait là pour m'écouter et me réconforter.
Quand la bouteille s'est trouvée vide, elle a refusé que je prenne un taxi pour rentrer. Elle ne voulait pas que je reste seul à cogiter tout ça chez moi, avec mes grammes d'alcool dans le sang. Elle n'avait pas tort, je crois. Ca n'aurait pas été une bonne idée. J'ai passé la nuit chez elle. Et même si j'ai peu dormi, sa présence, son corps près du mien et son souffle régulier dans mon oreille gauche m'ont rassuré.
A deux, on est toujours plus fort. Je passe ma vie à me le répéter.
Sinon, la vie continue.
Il le faut, même si des fois c'est chiant.

4 Comments:
Je suis passée à plusieurs reprises sans savoir commenter, mais à chaque fois je t'envoie des pensées. Fais attention à toi.
Dur à commenter en même temps... Mais merci pour ces quelques mots :)
J'vais essayer de faire attention.
Et elle est comment, cette vie qui continue ? (Ceci est une manière discrète de réclamer un nouveau post)
Voilà, un nouveau post ! :)
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