14/01/2010
14/01/2010
Ecrit à bord du TGV 6220, voiture 8, place 26 (côté couloir, sens de la marche)
Et oui, je suis toujours là, désolé de vous avoir fait attendre comme ça. C’est juste que je n’avais pas particulièrement envie d’écrire ces derniers temps. Ce sont des choses qui arrivent, et qui arriveront probablement encore.
Le temps passe trop vite, j’ai le temps de ne rien faire. Vivre intensément, c’est bien, mais profiter des choses pleinement, n’est-ce pas mieux ? J’ai l’impression de voir ma vie me filer entre les doigts, et ça me fait peur. L’autre soir, après une séance film bien sympa, on a regardé des photos qui nous semblent toutes proches et qui pourtant, ont déjà 7 ans. Il y a 7 ans, ça se voit dans nos regards, nous étions insouciants, pleinement heureux d’être un groupe d’amis festifs. Aujourd’hui nous sommes un peu éparpillés. Certains construisent leurs vies, d’autres vivent de douloureuses séparations, après des années de vie commune. Certains, comme moi, sont un peu au milieu de tout ça, entre deux eaux. Je descends chez mes parents dès que quelques jours de repos s’alignent, et même si j’arrive à en voir quelques uns, l’ambiance n’est plus ce qu’elle a pu être. Je regrette. Ce changement, mais surtout, le fait de ne pas en avoir assez profité, avant.
Avec M, autour d’un café, on se disait qu’à nos âges, nos parents nous avaient déjà eus. Oui, mais les miens se sont rencontrés à 17 ans, ont eu du boulot à 18, c’était « la suite logique », comme je dis. Pareil pour elle. Elle, qui ne sait plus trop où elle en est. Il faut dire que la situation est particulière. Quand dans un couple, il y a une différence d’âge de 25 ans, ça pose des problèmes, tôt ou tard. Elle se pose des tas de questions, voit ses journées défiler à vitesse grand V depuis qu’elle travaille. Elle me dit que je suis fou aussi, pour des raisons dont je ne veux pas parler. Je lui dis juste que je suis aussi têtu qu’elle, et ça la fait réfléchir.
Vous savez, depuis que j’ai du boulot (j’entends par là, un VRAI boulot, celui que j’ai en ce moment), je me pose tout un tas de questions. Une multitude de questions, même. Je me suis rendu compte que ça n’était pas si important que ça, le boulot. Qu’au fond, je serai capable de tout lâcher, juste pour suivre une fille que j’aime. Que je me recyclerai en n’importe quoi. Je pensais à tort que mon but premier dans la vie était le côté professionnel. C’est lié à mon passé affectif, indéniablement. Je pensais que ces terribles souffrances m’auraient dégouté. Erreur. Il y a des situations, des évènements qui remuent le couteau dans la plaie, mais, ça ne fait plus aussi mal qu’avant. Pourtant je suis loin d’être devenu insensible. Je relativise.
C’est quand je me réveille le matin que je trouve ça pénible. Il y a toujours cet espace vide, à côté de moi. Parce que même si j’ai besoin de liberté, j’ai aussi besoin de sentir que je ne vis pas que pour moi, pour ma personne. Je conçois mal la vie au singulier. Elle n’est pas très intéressante. Les défis à relever sont plus nombreux, à deux, non ?
To be continued…
Ecrit à bord du TGV 6220, voiture 8, place 26 (côté couloir, sens de la marche)
Et oui, je suis toujours là, désolé de vous avoir fait attendre comme ça. C’est juste que je n’avais pas particulièrement envie d’écrire ces derniers temps. Ce sont des choses qui arrivent, et qui arriveront probablement encore.
Le temps passe trop vite, j’ai le temps de ne rien faire. Vivre intensément, c’est bien, mais profiter des choses pleinement, n’est-ce pas mieux ? J’ai l’impression de voir ma vie me filer entre les doigts, et ça me fait peur. L’autre soir, après une séance film bien sympa, on a regardé des photos qui nous semblent toutes proches et qui pourtant, ont déjà 7 ans. Il y a 7 ans, ça se voit dans nos regards, nous étions insouciants, pleinement heureux d’être un groupe d’amis festifs. Aujourd’hui nous sommes un peu éparpillés. Certains construisent leurs vies, d’autres vivent de douloureuses séparations, après des années de vie commune. Certains, comme moi, sont un peu au milieu de tout ça, entre deux eaux. Je descends chez mes parents dès que quelques jours de repos s’alignent, et même si j’arrive à en voir quelques uns, l’ambiance n’est plus ce qu’elle a pu être. Je regrette. Ce changement, mais surtout, le fait de ne pas en avoir assez profité, avant.
Avec M, autour d’un café, on se disait qu’à nos âges, nos parents nous avaient déjà eus. Oui, mais les miens se sont rencontrés à 17 ans, ont eu du boulot à 18, c’était « la suite logique », comme je dis. Pareil pour elle. Elle, qui ne sait plus trop où elle en est. Il faut dire que la situation est particulière. Quand dans un couple, il y a une différence d’âge de 25 ans, ça pose des problèmes, tôt ou tard. Elle se pose des tas de questions, voit ses journées défiler à vitesse grand V depuis qu’elle travaille. Elle me dit que je suis fou aussi, pour des raisons dont je ne veux pas parler. Je lui dis juste que je suis aussi têtu qu’elle, et ça la fait réfléchir.
Vous savez, depuis que j’ai du boulot (j’entends par là, un VRAI boulot, celui que j’ai en ce moment), je me pose tout un tas de questions. Une multitude de questions, même. Je me suis rendu compte que ça n’était pas si important que ça, le boulot. Qu’au fond, je serai capable de tout lâcher, juste pour suivre une fille que j’aime. Que je me recyclerai en n’importe quoi. Je pensais à tort que mon but premier dans la vie était le côté professionnel. C’est lié à mon passé affectif, indéniablement. Je pensais que ces terribles souffrances m’auraient dégouté. Erreur. Il y a des situations, des évènements qui remuent le couteau dans la plaie, mais, ça ne fait plus aussi mal qu’avant. Pourtant je suis loin d’être devenu insensible. Je relativise.
C’est quand je me réveille le matin que je trouve ça pénible. Il y a toujours cet espace vide, à côté de moi. Parce que même si j’ai besoin de liberté, j’ai aussi besoin de sentir que je ne vis pas que pour moi, pour ma personne. Je conçois mal la vie au singulier. Elle n’est pas très intéressante. Les défis à relever sont plus nombreux, à deux, non ?
To be continued…

5 Comments:
Enfin!
Déjà très jolie année, et puis apparemment, il faut te souhaiter beaucoup d'amour... à tt le monde en meme temps.
Pour le reste, je prends coté couloir toujours, et chez les parents oui en effet...
ca ira!
passionnée
Merci :)
Une bonne année à toi aussi, ça va de soi ^^
P'tit Mic. Tu vois, là, j'y suis, au boulot et je comprends tellement ce que tu dis! Je me sens un peu comme une enfant gâtée, d'ailleurs (genre qui a tout ce qu'elle peut vouloir mais qui n'est pas encore contente) parce que moi aussi, je me tirerais bien à l'autre bout du monde, si mon p'tit mec me le demandait. Je donnerais des cours de français ou je travaillerais dans des bars. Ca a tellement peu d'importance en fin de compte (ah si, il y a peut-être un cas dans lequel ça en a: quand ça ne va vraiment pas au boulot, quand les collègues ou la tâche à accomplir font de ta vie un enfer. Là, ça devient important... Et il n'y a qu'une chose à faire: fuir à toutes jambes)
Combler les vides... C'est tout ce que je te souhaite pour cette année 2010!
Et sinon, j'imagine que tu as renoncé à Bruxelles cette semaine? Mais que ce n'est que partie remise?
Bises!
Ca fait plaisir de te lire ici.
Bruxelles, oui, j'ai "annulé", et je n'ai même pas pris le temps de t'envoyer un mail pour t'en parler (Honte à moi).
Bruxelles, peut-être au mois de Mars ? Je compte aussi remettre les pieds à Londres dans la même période... ou ailleurs. Bouger, comme je le fais toujours, quoi. On en parle quand j'ai mes horaires pour ces périodes.
Sinon, Juin, cette fois-ci c'est sûr, c'est l'Islande !
Une belle année qui s'annonce. Espérons-le en tous cas !
J'espère que tout va bien pour toi ! A très vite.
Bisous
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