02 décembre 2007

Ici, à 20000 pieds, la température extérieure est de -20°C, et je suis confortablement assis sur mon petit nuage.

Ça y est. Lyonnais, je ne suis plus. J'ai fêté mon départ dignement, avec la soirée qui "s'imposait". Revoir une fois tous ces visages, toutes ces personnes qui ont consacré du temps à mon projet, et à moi aussi. Toutes ces personnes qui ne souhaitent qu'une chose, me voir arriver au but. Tout ça, ça me porte, et plus rien ne semble impossible. L'année se termine bientôt pour eux, et beaucoup en profiteront pour changer d'air, de boîte, ou carrément de vie.

Ambiance enfumée, et relativement bruyante (je dis relativement, parce que personne dans l'immeuble ne s'est plaint. J'avais pris soin de les prévenir avant). En descendant les escaliers, entendre le caisson de basse de cette chaîne hi-fi, et rigoler, en pensant à ces mêmes cognements sourds, à Bruxelles, chez la voisine. L'air frais du dernier jour de novembre, et marcher paisiblement le long des quais du Rhône. Un mail, au nombre de caractères malheureusement limité, envoyé de mon téléphone, pour lui dire de ne pas attendre une réponse de ma part dans l'immédiat, qu'elle viendrait le lendemain matin, seulement. J'ai rêvassé comme ça pendant près d'une heure, jusqu'à ce que je me décide à rentrer. Fin de soirée à remercier tout le monde. Puis aller dormir (enfin, c'est un grand mot, parce que je reste longtemps à "tourner en rond", avant de m'écrouler passivement sur la couette)

Lendemain, retour en "terre natale", retrouver les repères. Tête ailleurs, et sourire dans les yeux. "T'as l'air heureux, toi !", au bar, alors qu'on me servait mon café. J'ai dû répondre un truc du genre "Comme d'habitude !", même si là plus que tous les autres jours, j'étais vraiment heureux. Avec l'envie de garder ça rien que pour moi, tellement c'est bien. Ne rien dire pour ne pas chercher les mots introuvables. Dans l'après-midi, avant la pièce de théâtre, son mail et son projet. Il y a beaucoup de choses auxquelles je ne résiste pas. Par exemple, un vrai défi franco-belge (ou belgo-français, plutôt) que je ne peux que relever. Il y a des choses qui sont plus fortes que moi. Il y a des choses...

Les journées se succèdent. Peu importe ce que je fais, ce qu'on me dit, ce qui se passe, je suis ailleurs. Et terriblement bien, de surcroît. Je vous souhaite ça, à vous tous qui me lisez, au hasard d'un lien ou plus régulièrement. Je vous souhaite tout ce bonheur.

5 Comments:

Blogger Mélie said...

Ouais enfin gardes en pour toi, c'est tellement bon de te lire comme ça...

2 décembre 2007 à 16:28  
Blogger Mickaël-Ephant said...

T'inquiètes pas, j'en garde plus que nécessaire :)

2 décembre 2007 à 19:00  
Anonymous Anonyme said...

Héhé. C'est indiscret de demander ce qui te rend si heureux ?

3 décembre 2007 à 20:14  
Blogger Mickaël-Ephant said...

Mais qui ose se cacher pour poser des questions indiscretes ?

Alors, une réponse vague...

"Quelqu'un"

3 décembre 2007 à 23:21  
Anonymous Anonyme said...

Ca fait vraiment plaisir de lire tout ça :).

4 décembre 2007 à 11:30  

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