27 juillet 2007

"Yo llevo en el cuerpo un dolor Que no me deja respirar Llevo en cuerpo una condena Que siempre me echa a caminar"

« [...] Porte vitrée, comptoir en zinc, et nuages de fumée. Cet espace m'est si familier que je finis par le trouver banal, sans aucun intérêt. L'envie d'en parler n'existe pas. Elle n'existe plus.

Tout à l'heure, en épuisant mes réserves d'encre sur cette feuille de très mauvaise qualité, j'ai observé ce petit garçon qui prenait un malin plaisir à jouer avec la porte. Il levait régulièrement la tête, et s'accrochait furtivement à mon regard fixe et trop vide, comme pour attirer mon attention, comme pour me montrer que la vie, c'est ça ; du grand n'importe quoi qu'on assaisonne à sa guise, pour lui donner un sens, si infime soit-il... Dans ses yeux, je me suis revu à son âge, avec cette insouciance et cette "gaieté triste". Ce temps-là est bien loin, je n'y reviendrai plus, désormais.

Les heures de sommeil frôlent le néant, et tout devient plus difficile à supporter. Et quand par le plus grand des hasards, mes yeux se ferment, c'est pour un moment rempli de cauchemars, de sueurs froides, et d'autres choses bien plus morbides. Tout se complique, rien ne s'arrange. J'ai beau maquiller ça en fatigue, mon sourire discret ne suffit pas à donner l'illusion. Je ne me reconnais pas, ou je ne veux pas me reconnaitre, quand je suis comme ça. Le paquet de Winfield dans ma poche droite est un élément révélateur. Même si ce n'est que passager, ça n'arrangera rien.

La cartouche d'encre épuisée, c'est un timbre à 85 centimes que j'ai collé sur l'enveloppe. Lettre désespérante et désespérée, qui va beaucoup voyager et qui, si tout va bien, trouvera son destinataire la semaine prochaine, dans un de ces hauts buildings de Sydney.

J'ai envie de pleurer, tellement j'ai mal...
Tellement j'en ai marre, des fois...»

17 juillet 2007

En coup de vent, un post express (ou chrono-post)

Ce matin, tout semblait aller de travers. Pas pour moi, pour tout ce qui m'entoure.
- Ca a commencé par un feu tricolore qui brillait de tous ses feux (rouge, orange et vert en même temps).
- Ensuite, c'est un écureuil, que j'ai trouvé sur mon pare-brise, en repartant de chez un client. Il me regardait fixement, appuyé contre mon essuie-glace. Y'a fallu que je lui fasse vraiment peur pour qu'il daigne bouger de là (parce qu'en roulant, je doute qu'il aurait eu la même stabilité, appuyé sur un essuie-glace. Autant ne pas lui faire de mal, hein)
- En arrivant dans le Royans, c'est un poteau téléphonique qui était suspendu à son câble, et pas l'inverse. Quelqu'un ne savait pas quoi faire de sa hache, et devait avoir besoin de bois, faut croire...
- Au péage, payer tarif classe 5 (moto), au lieu de classe 2 (véhicule compris entre 2 et 3 m de haut) et faire une économie de 8,60 € (et ils ne vont rien comprendre à la compta, quand je vais leur donner ma feuille de frais). Enfin, journée terminée à 13h.

Il y a quelques instants, finir de copier de vieux films en argentique, et regarder des séquences tournées il y a 30 ans, voire même 47 ans. Se plonger dans le passé, bercé par le ronronnement de ce projecteur, et être un peu troublé par l'odeur très prononcée de ces vieilles bobines de 120 mètres. Séquences uniques et prise de vues "amateur". Pellicule rayée, images qui sautent... Mais, ça a son charme, même si ça ne vaut pas du 35mm, ou du HDV.

Là, j'ai besoin de courir... donc j'y vais

12 juillet 2007

"Mickaël.exe" a rencontré une erreur et doit fermer...

Pour la première fois depuis -au moins- 10 ans, j'ai fait une sieste cet après-midi. Explications

Nous voilà, en ce jeudi parfaitement ensoleillé. Depuis le début de la semaine, déjà 39 heures de travail. Le réveil de 3h30, ce matin, a été dur à gérer. Comme si mon corps tout entier disait : "Non, reste couché, on est bien là, au chaud sous la couette". J'me suis forcé. La journée est passée en un éclair, et déjà il était 15h. Le beau temps aidant, j'ai eu la -bonne ou mauvaise- idée d'aller faire du vélo. J'oubliais juste un détail, la Drôme des Collines porte bien son nom. Et comme par hasard, ce relief, je l'ai bien senti, dans les mollets.

Faire une pause, et en retournant dans la plaine Romanaise, décider de faire des photos. Aussi, décider involontairement de tomber, dans un virage un peu après Montchenu. J'ai de sales réflexes ; la première chose que j'ai vérifiée, c'est l'état de mon appareil, et des objectifs. Pas la moindre égratignure (Sinon, ça m'aurait énervé, je crois). On ne pouvait pas en dire autant de mon genou droit. Même, il a fallu que j'y aille au couteau Suisse, parce qu'il y avait de tout petits cailloux qui s'étaient coincés sous la peau (Oui, c'est dégueu, mais ça faisait trop mal sinon. Et ne me parlez pas de stérilisation, et d'autres mesures d'hygiène :p).

Puis je suis reparti, sur ce vélo qui lui, n'avait rien, vu qu'il avait choisi d'atterrir dans l'herbe, un peu plus loin. Monter à Bathernay, village dans lequel j'ai des tas de souvenirs, puis rentrer. Sous la douche, mes jambes ont donné des signes de faiblesse, et le choix d'aller s'allonger est apparu comme "évident". Quand mes yeux se sont ouverts, le radio-réveil indiquait 19h30. Manger vite fait, écrire ce petit post, et là, maintenant, aller voir un copain, qui fête l'inauguration de son bar-restaurant.

Demain 4h30, on recommence. Demain 14h30-15h, c'est le week-end. Alors ce soir, 23h30 dernier délai, je serai couché.

P.S. : J'ai envie de vacances, j'ai envie de repos, j'ai envie de tas de choses. Oui, l'espoir fait vivre...