30 janvier 2008

"Paris - 28/01/2008 - 17h"

J'ai sous les yeux une enveloppe du CSA. Et j'ai peur de l'ouvrir.

Tout à l'heure.
Demain.
Plus tard.

(Jamais.)

29 janvier 2008

On en reparlera dans 366 jours, c'est inévitable...

Aujourd'hui, je découvre les joies de la "voix sur IP". Où comment appeler l'étranger sans se soucier du temps passé, puisque, vers une cinquantaine de pays, c'est complètement gratuit. Oui, bon, je paye deux euros de plus par mois, mais d'un autre côté, j'en économiserai facilement 20, voire 30, sur ma facture mobile (qui pour le mois de janvier s'élève à 64,27 €, hum). Aujourd'hui, 45 minutes avec le Canada, pour donner de mes nouvelles, expliquer mon retour "chaotique".

(Oui, je suis émerveillé par ce nouveau jouet, qui, comble du hasard, arrive dans ma boîte aux lettres le jour même de mon anniversaire)

Anniversaire. Ce matin, à 3h15, mon réveil a sonné. A cette même heure, 24 ans plus tôt, je pleurais à plein poumons, voyant "le jour" pour la première fois (le "jour", à 3h du mat', ça devait ressembler à de l'éclairage néon... mais je ne me souviens pas !). J'ai l'impression d'avoir fêté mes 23 ans il y a 6 mois à peine, tellement le temps semble passer vite. Aujourd'hui, défilé de SMS, d'appels, et de mails. Je viens de répondre au dernier il y a quelques instants, sachant que j'ai répondu au premier, très tôt, assis sur le siège passager du fourgon. Journée intense, donc.

Bon, j'ai vérifié, j'ai encore mes cheveux (pas un seul n'est blanc), j'ai toutes mes dents, je n'ai pas de douleurs articulaires, ni même de nouvelles rides sur mon visage. J'ai vieilli mais pas trop. Juste ce qu'il faut.

Faut que je fête ça, maintenant. C'est plus que nécessaire !

25 janvier 2008

"Tire-toi une buche et cause-nous en masse"

Me voilà ! Il a fallu que je reprenne le rythme, entre le décalage horaire et la reprise "surprise" du boulot. Montréal, même si ça n'a duré que deux journées (et un quart), ça a été vraiment très intense, trop bien. Balades dans des parcs, patinoire en plein air, restaurants, théâtre, visite d'une partie de la ville. Tout ça prend du temps, beaucoup de temps. Je regrette un peu de ne pas m'en être accordé un peu plus, de temps pour rester là-bas.

Montréal est une ville originale, partagée entre vieille et nouvelle ville. Nouvelle ville, aux rues bien rectilignes, typiquement nord-américaine, et l'ancienne ville, plus "humaine", peut être. Se balader à pied dans Montréal, au fil des quartiers, ça donne un peu l'impression de découvrir à chaque fois un petit village, même si dans le fond, je doute que ce soit réellement le cas.

Retour quelque peu perturbé (je vous laisse en juger par vous même).
Trajet initialement prévu : Montréal -> Paris Charles de Gaulle -> Lyon Saint Exupéry
Trajet effectué : Montréal -> Londres Heathrow -> Bruxelles-Zaventem -> Bruxelles Midi -> Paris Gare du Nord -> (RER) -> Paris Gare de Lyon -> Lyon Part-Dieu

Il faudra que j'y retourne. Plus longtemps. Plus tard...


Ce matin, le réveil a été compliqué, pour ne pas dire difficile. A défaut de panne de courant, ce maudit radio-réveil a bien sonné à l'heure programmée (3h20). Cette sale machine n'a pas voulu tenir compte du fait que je me sois couché aux alentours de minuit. Hier, une soirée passée à parler avec M., et ses choix difficiles à faire. Assumer des conséquences, affronter la réalité.

Il y a un an à peine, quand il a rencontré V., je l'entendais dire (pour ne pas dire hurler), qu'il avait enfin trouvé la femme de sa vie, qu'il était l'homme le plus heureux du monde, et que rien ne pourrait empêcher son bonheur. Le discours qu'il m'a tenu hier soir était tout autre. Une autre personne rencontrée il y a quelques jours, qui lui fait douter de tout, surtout de ses sentiments pour V. L'entendre dire "c'est plus fort que moi, je suis attirée par elle, quoique j'y fasse". Je l'ai écouté, sans rien dire, parce qu'après tout, je vois pas pourquoi je devrais le juger, dans un sens ou dans l'autre. Juste, "Réfléchis-y avant de faire quelque chose. Et mets les choses au clair, dans ta tête, et avec V." C'est triste de voir des couples partir en miettes. C'est triste, mais c'est comme ça. Je suis bien placé pour savoir que l'amour, ça ne se commande pas, et que faire l'autruche, ça mène nulle part.

Alors qu'il parlait, et que mon cerveau n'enregistrait que la moitié de ses paroles, j'ai repensé aux annonces de ruptures entendues par le passé, aux conséquences qu'elles avaient eu sur moi. A tout ce qui s'est passé après. J'ai eu comme un pincement, là, sous les côtes, et j'ai eu envie de pleurer. La vie peut être aussi belle que cruelle, surtout quand il s'agit des sentiments amoureux. Mais c'est la vie, et même si elle n'est pas tous les jours rose, il faut aller de l'avant, en espérant des cieux plus cléments, plus chaleureux.

Il ne m'en aurait jamais parlé, je ne l'aurai jamais deviné. Rien n'est donc jamais définitif ? Ca m'effraie encore plus.

17 janvier 2008

From LYS to YUL

Enfin un peu de temps à vous consacrer. Les journées ne sont pas assez longues pour y faire rentrer tout ce que je dois faire. Mais qu'importe, j'aime vivre comme ça, intensément, par moments. Je préfère ça à de l'ennui, ou à de la monotonie. Le seul point négatif, c'est que c'est épuisant, de tenir des journées qui s'étirent de 3h jusqu'à 22h45 parfois (quand il y a un truc bien à la télé, ou quand j'ai une envie incontrôlable de salle obscure). Ce rythme infernal touche à sa fin, demain, 15h30 pétantes. Ce sera aussi le "top-départ" de mon "week-end marathon express", comme je me plais à l'appeler.

La valise est bouclée, et tout est prêt, dans les moindres détails. Il y aura les longues heures d'avion (ce qui me permettra de dormir sans aucun souci), l'aéroport et le décalage horaire, S. qui viendra me chercher, et qui dans la foulée, commencera à me faire faire tout ce qu'elle a prévu. (Je m'inquiète un peu, quand je lis dans ses longs mails, contenant des phrases du genre "Tu as déjà fait du patinage ?", mais bon...)

L'espace d'un week-end, j'oublierai un peu la France, et qui sait, peut-être, je ne rentrerai plus. J'oublierai la France, et certains Français, croisés au hasard d'une route, en plein délit de fuite... Je supporte de moins en moins ce monde, où chacun vit pour soi, ne s'occupe que de soi. Cet égoïsme généralisé, qui divise un peu plus le peuple, pour le grand bonheur de nos dirigeants "politiques". Il y a des fois où je déteste ce système. C'est surement pour ça, que je ressens le besoin de bouger, de voir autre chose. Un peu comme une soupape de sécurité, qui s'ouvre, juste en changeant d'air (parce que les problèmes existent toujours, malheureusement, où qu'on soit)

Et il faut rester calme...

Sinon,
Dans 12 jours, une bougie de plus à mettre sur le gâteau.
Dans 12 jours, j'aurais déjà 8766 jours d'existence au compteur (ça fait encore plus vieux comme ça ^^)

Mais d'ici là, je serai repassé par ici. Obligé.

08 janvier 2008

Un "nécureuil"

Voici les photos dont je vous parlais, dans mon dernier post... (oui, je sais c'est flou. Je vous explique, je les ai prises derrière une fenêtre, et vu qu'en plus j'étais pas très réveillé...)




Pour info, mon appareil est parti en SAV. Etant encore sous garantie, et vu le bruit qu'il a fait, hein... Je prends pas de risque. J'peuuuuxxx pluuuus prendre de phootoos... :'( Vais-je survivre sans ça ?

Il est 17h10, je vais me coucher d'ici une petite heure, vu que je ne tiens plus debout (et ce n'est pas une expression, croyez-moi). Une nuit blanche suivie d'une journée de 12 heures, ça pèse.

06 janvier 2008

Excusez-moi monsieur, vous oubliez votre journal

En sortant du café, ce matin (7h45), voilà ce que le serveur m'a dit, sur le trottoir, tandis qu'il pleuvait. J'ai la tête ailleurs... J'oublie tout (le reste)

Le temps passe. Et la vie continue. Bientôt, la fin de mon CDD, un trop court séjour outre-Atlantique, mon anniversaire. Nous sommes le 6 janvier, et ce mois est si planifié, que j'attends déjà février, avec la plus grande impatience. Aujourd'hui c'est une galette coupée en 8, avec la fève qui reste dans les 3 parts qu'on n'a pas encore mangé, des photos d'un écureuil dans la cour, mon appareil qui a fait un bruit bizarre, inquiétant même, une séance de cinéma parce que je ne voulais pas être seul, ni être avec des gens que je connais, des mails commencés et inachevés.

En revenant du cinéma, j'ai souri, au feu. Feu rouge qu'une personne a souhaité personnaliser, en le maquillant de sorte à ce qu'une étoile apparaisse, quand le rouge s'allume. Je me suis souvenu d'un coeur rouge, bien loin d'ici, et me suis demandé si cette étoile avait une raison d'être là. Une raison d'exister que le coeur avait, lui. Quelques coups de klaxon, pour me sortir de mes pensées, alors que le feu était passé au vert. Un vert tout ce qu'il y a de plus banal. Pour une fois qu'il n'est pas grillé, ou cassé...

Le week-end s'achève sans bruit, et ma soeur m'appelle toutes les deux minutes pour que je lui explique ses maths, sa physique, son anglais et son espagnol (oui, rien que ça...). Je reste allongé sur mon lit, à scruter le plafond, avec une petite mélancolie qui me vient de je ne sais où. Il y a des jours où résolument, je n'aime pas être seul. Alors j'écris. Sur ce blog, et sur du papier, trouvé ici au fond d'un tiroir, où la, sous mon lit (j'avoue, je suis bordélique, ces jours-ci).

Et au fur et à mesure que les mots viennent, comme ça, sans rien demander, je me sens mieux. Un appel de Dublin, tout à l'heure, pour me souhaiter une "très bonne année" (avec l'accent qui va avec... Ca donne plus un truc du genre "trrreyyy booonne aneeyyyy". Je vous le ferai de vive voix, si on a la chance de se croiser, et que bien entendu, vous voulez plus que tout une démo).

J'ai des envies d'ailleurs, que vous êtes loin d'imaginer. Reste à savoir si je vais y résister.

(Ou pas...)

04 janvier 2008

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt (3h du mat, selon vous, c'est assez tôt ?)

"Tu es conscient que c'est improbable, quand même ?"

C'est quand elle a prononcé ces quelques mots, ce matin, au téléphone, que je me suis effectivement rendu compte de la situation. En une fraction de seconde, elle a fait "voler en éclats" les certitudes bancales que je m'étais mis en tête, il y a quelques mois à peine... Puis j'ai décidé que j'étais assez grand pour choisir ce que je voulais faire, ce que je voulais dire, et ce que je pensais.

"Quelle importance, pour le moment ? Laisse-moi penser ce que je veux, je verrai bien si j'ai raison ou pas, avec le temps..."
"Ok, c'est toi qui voit [...]"

C'est comme ça, je fais des choses, qui semblent plus ou moins irrationnelles pour tous ceux qui sont là, autour de moi, mais voilà, c'est comme un automatisme, une force contre laquelle je ne peux lutter. Et quand j'essaye, c'est encore pire. Alors, je ne me prends pas la tête, je verrai où je vais, en cours de route, pas avant. Et je prends plaisir, à avancer sans regarder devant, même si le risque de me prendre un mur existe bien...

J'ai changé. C'est fou... (et c'est trop bien, même)

A vous tous, une excellente année 2008. Avec des millions de bonnes choses, de surprises, et de sourires...

02 janvier 2008

Overbooké !

Entre les heures de boulot et les réunions, je réponds au(x) mail(s) qu'elle m'envoie, avec une motivation, et une joie qui semble ne jamais pouvoir finir. C'est trop cool...

Alors pour un post, vous attendrez...

(Des privilégiés ? Non, qu'est-ce qui vous fait croire ça...)