20 août 2009

C'est tout

J'en ai marre. Vraiment. De tout. De moi.

Je tombe sur une chanson, au hasard. Et ça me fait penser à elle, à son tout jeune accent québécois. Je me souviens de ces instants trop courts. De quand elle me disait "tu sais jouer ça ?", et que j'essayais sur son grand piano. De ses mains qui m'aidaient à ne pas tomber, sur un lac gelé, transformé en patinoire. Je me souviens du son de sa voix, de son regard, des traits fins de son visage. Et de tas d'autres choses. De tout. Elle me manque. Et ça me tue. A petit feu.

Dites-moi que je dois arrêter. Dites-moi que je me fais du mal pour rien. Dites-moi que nous deux c'est impossible. Dites-moi que je dois passer à autre chose. Dites-moi qu'il ne faut pas que je prenne de billets pour Montréal. Dites-moi que ça ne m'apportera rien de bon. Dites-moi qu'un avenir existe loin d'elle. Dites-moi que je tiendrai le coup. Dites-moi que je ne revivrai jamais ça. Dites-moi ça, [oui] dites-moi ça.

Il y a des jours où j'aimerai être plus fort. Des jours où je voudrais ne plus jamais être amoureux. Je ne suis plus capable d'encaisser des choses pareilles.

Il y a des jours où je voudrais m'attacher à personne. Pas même à moi...

07 août 2009

Un message peut en cacher un autre...

Ca fait juste plus de deux heures que je cherche ce que je pourrais vous dire.

Ben, pas d'idées ou peut-être...

des choses que je juge trop personnelles


Allez savoir


(Et si vous n'êtes pas contents, ben plaignez-vous, ça me fera culpabiliser ^^)

01 août 2009

Une chance sur des millions

Ne vous fiez pas au titre, je n'ai pas gagné au Loto...

On pourrait croire que je suis au boulot, que je poste ce message parce que je m'ennuie. Non, je ne travaille pas. Pourtant. Je ne dors pas. Je n'y arrive pas. J'ai beau me tourner et me retourner dans tous les sens, à part défaire mon lit, ça ne fait rien. Je déteste.

Il y avait une chance sur quelques millions pour que je la croise dans une rame du métro 6. Pourtant, c'est arrivé. Je l'ai reconnue tout de suite, même si ça fait 10 ans que nous ne nous sommes plus revus. Je m'en souviens comme si c'était hier. Elle était partie au milieu de l'année scolaire, pour déménager en Ile-de-France, et je n'avais plus jamais eu de nouvelles. Notre histoire avait terminé aussi furtivement qu'elle avait commencé.

Elle s'est assise en face de moi, m'a regardé fixement pendant quelques secondes, et s'est empressée de se tourner vers son copain, sans même m'adresser la parole. Elle m'a reconnu, ça se voyait. J'ai eu envie de lui parler, puis non. Je suis resté immobile. Les yeux rivés sur elle. Avec ce calme que j'ai toujours, dans ce genre de situations. Quand ils sont sortis, à Trocadéro, je me suis senti stupide... Se prendre le passé en pleine gueule, sans même arriver à percuter, ça fait bizarre.

Pour passer le temps, j'ai fait le pseudo client qui avait envie de s'acheter un piano, et en ai essayé plusieurs, pour arriver à quatre conclusions pas très joyeuses :
- Wow, c'est cher !
- Oulà, mais je ne sais plus jouer !
- Bon, faut que je squatte celui de quelqu'un...
- Raaa, pas moyen d'arrêter de penser à elle ?

Dans des moments comme ça, vraiment, on se trouve vachement seul. Et vachement con, aussi. Pfff...