26 février 2008

Je ne suis pas mort, je dors...

Bon, il est grand temps que je donne signe de vie. Dix jours de silence, ça commence à faire un peu long, vous ne trouvez pas ? Moi et ma sale manie de vouloir gérer des tonnes de choses aussi, à force, ça commence à prendre du temps, pas mal de temps. Rédiger des statuts de société, visiter des locaux commerciaux, discuter les prix, animer des réunions, participer à d'autres, proposer des idées, en contester d'autres, envoyer des mails récapitulatifs, des mails plus personnels, aller à Paris pour une demie-journée, chez Canal +, pour un entretien d'embauche, aller voir une amie dans le même coin, et y être "séquestré" jusqu'au lendemain matin ("parce que je te vois jamais, sinon"), et j'en passe encore pas mal... Pour faire simple, chaque jour, je pars de chez moi, le matin vers 7h, et ne rentre qu'aux alentours de 23h, voire plus...

Ce rythme soutenu va enfin s'adoucir, certaines choses étant définitivement bouclées, ou bloquées jusqu'à nouvel ordre. Le mois de mars s'annonce plus reposant, moins stressant, et j'espère, tout aussi ensoleillé.

En attendant nous sommes encore en février, et j'ai des tonnes de choses à faire.

Aller chez le médecin, d'abord.


Tenez, ça c'est pour vous... (un minuscule échantillon de photos du carnaval)
Photo 1 Photo 2 Photo 3 Photo 4 Photo 5 Photo 6

16 février 2008

Fin de CDD, Mickaël très demandé

Vendredi, je suis allé au boulot de bonne humeur, sachant que c'était mon dernier jour. Dans ma pochette, un bon de livraison pour "Gastronomia Aliments Fins Inc., 101 B rue Murray, H3C 2C5 MONTREAL, QC, CANADA". J'ai éclaté de rire. Je leur ai demandé quel avion je devais prendre, et on m'a dit que c'était une erreur, que ce n'était pas pour moi (Dommage). Pas de Canada, pas de tournée sur Lyon non plus, juste une trentaine de clients dans le Nord-Drôme. Une journée calme et agréable. Je préfère de loin les petites routes de campagne aux grands boulevards Lyonnais, surtout quand on y est bloqué dessus.

Hier soir, j'étais un peu moins à l'aise. La réunion était stressante, surtout les trois premières minutes, je crois. Ca m'a fait rire, intérieurement, de voir que je dirige ce projet alors qu'à la base je ne m'occupe pas de tout, de voir que ces 27 personnes assises devant moi m'écoutaient avec la plus grande attention, et osaient à peine me poser des questions. Au fond de moi quand même, la joie d'avoir tout ce soutien, toute cette confiance. C'est effrayant quand j'y pense, de voir qu'ils comptent tous sur moi.

Ce matin, une visite complètement inattendue. Deux personnes de la commune qui montent une seconde liste, pour les élections municipales. "Dis-moi, est-ce que ça te dirait de faire partie de notre liste, pour les élections ?". Franchement s'il y a une chose à laquelle je n'avais jamais songé, mais alors jamais, c'est de faire partie d'un conseil municipal. "Il nous faut des jeunes, on en a marre des listes avec une moyenne d'age de 61 ans, et puis, tu fais partie d'associations, tu connais bien le village, tu y as toujours vécu". Mhh...

Alors, je vais cogiter tout le week-end, parce que, même si ça me tente, j'ai déjà pas mal d'occupations, je voudrais pas encore supprimer le temps libre qu'il me reste. Et puis, mon projet, et tout le reste... Faut que je médite. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous, en ce moment, hein ? :-D

Cet après-midi, carnaval. J'espère que les nuages vont s'en aller, même s'il ne fait pas particulièrement mauvais...

13 février 2008

45° 02' 47" N - 5° 03' 06" E

Les journées ne sont vraiment plus assez longues. Des journées de 36 heures seraient un excellent compromis. Des heures supplémentaires que je pourrais passer à dormir, m'amuser, me divertir. Des heures pour souffler un peu, et me changer les idées. Vendredi vers 15h, tout sera plus calme. Fin d'un de mes innombrables CDD (oh, que je déteste ces trois lettres).

Le ciel est toujours aussi bleu, et j'essaie d'en profiter, un tout petit peu. Samedi, le carnaval de Romans sera probablement ensoleillé, et ce sera parfait pour prendre des photos, sachant que j'ai récupéré mon appareil aujourd'hui même, en parfait état de marche, heureusement. Dimanche peut-être une balade à la montagne, si je peux monter. A moins que ce ne soit une heure de vol, à la place. J'ai tellement de choix à faire, "professionnellement" parlant, que je me laisse aller comme ça, au gré de mes envies, en ce qui concerne mon côté "personnel". Et je crois que je n'ai jamais autant pris plaisir à ne pas savoir de quoi demain sera fait. Je planifie des voyages sur des coups de tête. 3 billets de train, un billet d'avion, achetés en une semaine... Hum. Vivement la semaine prochaine.

Bon, je ne reste pas plus longtemps, j'ai envie de jouer du piano, là. Et d'un pain au chocolat, tiens.

Et d'un tas d'autres choses...

06 février 2008

Post-it

Trouver du temps pour :

- Faire un post, un vrai (j'ai bien l'intention d'en faire un aujourd'hui, 13-02)
- Ecrire un mail (fait, le 07-02)
- Passer l'aspirateur (fait, le 09-02)
- Monter sur le toit régler cette maudite antenne, que le vent s'est amusé à déplacer (fait le 08-02, sous un magnifique soleil)
- Courir (fait le 09, 10, 11, 12, 13-02 [oui, il fait beau, donc...])
- Aller au cinéma, ou au théâtre, ou à un concert, ou les trois... (ciné le 10, peut-être "concert" le 14, mais rien n'est sûr)
- Trouver une batterie pour le PC portable, parce que là, c'est plus possible... (commandée le 13, en attente)
- Aller à la préfecture (fait, le 08-02. 55 minutes d'attente...)

03 février 2008

Je crois même que c'est ce qui me rend le plus heureux

C'est en arrivant devant le cinéma, hier soir, que j'ai compris que je n'avais pas envie d'y aller. Revenir sur mes pas, en me faufilant entre cette foule qui s'amassait devant les portes. J'ai ouvert ma voiture, m'y suis installé, et suis resté là, sans rien faire, pendant près de deux heures. Deux heures, avec Bénabar en musique de fond, compagnie discrète et non-contrariante. J'ai réfléchi à des tas de choses.

J'ai réfléchi a son "T'as l'air bizarre ? Y'a quelque chose qui cloche ?", entendu quelques heures plus tôt, en pleine course dans les bois. Non rien ne cloche, enfin, il me semble. Pourtant j'avais accéléré le rythme, après cette question, comme pour la fuir, et éviter d'autres questions. Comme si je refusais d'admettre que des choses m'agacent, que d'autres me stressent, et que d'autres me rendent plus qu'heureux. Il y a des périodes où j'ai peur de ce que je fais, de ce que je dis, ou même de ce que je pense. Probablement, je suis dans une phase similaire. Mais j'aime me remettre en question.

Elle l'a vu, et ça m'étonnera toujours. Ca m'étonnera toujours de voir à quel point tout peut se lire sur mon visage. Une façon comme une autre de dire que tout va bien, ou que tout va mal. Exprimer oralement mon état d'esprit, en plus d'être une chose difficile, c'est surtout quelque chose que je ne fais qu'en état de confiance absolue. Système de protection idiot, un peu comme un pare-feu, qui est installé en moi depuis de douloureux évènements. Passés. Révolus (espérons).

Le plus drôle dans tout ça, c'est qu'il suffit que je me dise que tout va bien, pour que ça reparte du bon pied. J'ai cette faculté, de pouvoir rebondir, après un de ces passages à vide, qui m'embêtent. Hier soir, 130 kilomètres pour errer sur les petites routes de la Drôme, et rentrer me coucher, apaisé.

Ce matin, acheter un billet d'avion chez AirFrance, pour le mois de Mars.
Ca, ça me colle le sourire aux lèvres.
(Je crois même que) c'est ce qui me rend le plus heureux [...]