30 décembre 2007

Ceci est mon dernier post...

...de l'année, je précise. J'vous ai fait peur ?

Et ça y est, nous sommes quasiment arrivés au terme de cette année 2007. Demain, ultime journée, qui promet d'être chargée, entre le boulot, et le reste, plus "relaxant". Demain, aux douze coups de minuit, on repartira pour une nouvelle année, de 366 jours cette fois-ci.

J'aime bien faire le bilan de 2007. Encore un savant mélange de joies, de doutes et d'incertitudes. Ce sont des rencontres inoubliables, des voyages à la limite du surréaliste. Ce sont des projets qui naissent, tandis que d'autres prennent forme, si vite, que ça fait même un peu peur. Ce sont des tas d'envies auxquelles j'ai succombé, des tas de questions que je me suis posé. Ce sont 92 posts, ici, et des tas de lecteurs. 2007, une de ces années où tout bascule. Une année merveilleuse, qui en annonce d'autres toutes aussi agréables, espérons-le.

A vous tous, qui lisez ces quelques lignes, finissez bien l'année. Et n'oubliez pas, celui qui conduit c'est Sam, celui qui ne boit pas. (Enfin, pour les Belges, je crois que c'est Bob. Il me semble avoir entendu "Pas de fête sans Bob", sur une radio belge dont je tairai le nom). Bref, passez de bonnes fêtes de fin d'année.

A 2008, pour de nouvelles aventures...

25 décembre 2007

Tu sais...

Noël, ça me plaît toujours autant. Quand j'avais 10 ans, j'me souviens m'être dit qu'en grandissant, toute cette magie, ça me toucherait moins, que ça ne concernait que les "enfants". Je me suis trompé. Les regards, les sourires, la bonne humeur qui emplit la maison... Tout ça, c'est tout simplement génial. Le plaisir de faire plaisir, c'est quelque chose dont je ne peux me passer, quelque chose d'essentiel, même. J'aime rendre heureux, ça me rend heureux moi-même.

Dans les oreilles en ce moment, Les Hurlements d'Léo, la Mano Negra, Aldebert (non, pas tout en même temps...). Je rêvasse, le casque vissé sur ce qui me sert d'oreilles. Constater, il y a peu de temps seulement, que la journée s'achève. Je suis heureux. Les choses que je veux faire se comptent par centaines, aujourd'hui plus que tous les autres jours. Les choses que je voudrais dire aussi.

Le Canada se rapproche, mais il n'a pas l'importance qu'il devrait avoir. Pas l'importance qu'il avait quand j'ai reçu l'invitation. Il y a des choses plus simples, peut-être plus incertaines, mais plus douces et plus tendres, qui monopolisent mon attention. Et, je ne le répèterai jamais assez, je ne suis pas doué, pour faire plusieurs choses en même temps. Je m'en fiche, comme si le sourire gommait tous les points négatifs. Comme si avec le sourire, tout devenait possible.

Demain, livraisons en Savoie et Haute-Savoie. Demain, Chambéry, Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne, Annecy, Annemasse, Evian, et d'autres petites communes dont vous ignorez probablement l'existance. Demain, réveil à 2h45. Mais demain, des pauses, au milieu de décors magnifiques, obligé.

Ik ben blij (...)

23 décembre 2007

"[...] et appuyez sur le petit carré"

Voilà ce qu'une voix pré-enregistrée m'a dit, il y a quelques minutes, en deux langues différentes. J'ai raccroché, surpris, cherchant désespérément un carré sur mon clavier téléphonique. Puis j'ai percuté. La seule touche susceptible de passer pour un carré, c'était la touche dièse.

J'ai éclaté de rire, tout seul dans cette petite pièce, tellement je me suis trouvé stupide. Heureusement que je ne pouvais pas laisser de message, je n'aurai pas pu m'empêcher d'éclater de rire.

Un appel, sans correspondant au bout du fil, mais quand même, le sourire sur mon visage... Comme quoi, il en faut peu.

Je vous laisse, il faut que je me prépare psychologiquement à aller bosser demain matin. A bosser plus, pour compenser le jour férié... Mais c'est pas tous les jours Noël, hein ! Vous qui êtes en vacances, passez de bonnes fêtes (et les autres aussi, hein). Je ne le répéterai jamais assez...

22 décembre 2007

Dites-moi ça, dites-moi ça...

J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à réfléchir. A me poser des tas de questions. Je n'ai pas trouvé les réponses. Mais quand même...

Dites-moi pourquoi je ne choisis jamais la facilité ? Dites-moi pourquoi même si quelque chose semble impossible, je tente quand même le coup ? Il y a des choses dont je suis sûr, des choses que je ne sais pas, des choses que je garde pour moi, des choses que je rêve de dire. Qu'importe, je suis heureux, au point de ne plus savoir l'exprimer. Dites-moi que ça va durer.

Dites-moi que je n'ai pas tort. Et si vous ne me le dites pas, le temps, lui, finira par apporter sa réponse.

21 décembre 2007

Because You're the best paint life ever made

Je n'en reviens pas, je suis en week-end, n'est-ce pas magnifique ? Je vais pouvoir me coucher plus tard, me lever plus tard, aller au cinéma, boire un verre en ville, enfin bref, vous voyez quoi ? Les journées ont été épuisantes, et il faudra bien un week-end, pour récupérer (un peu) de ces 47 heures de boulot...

J'ai des envies d'ailleurs, que vous ne pouvez même pas imaginer. Comme si je cherchais ailleurs, un chez-moi, que je ne trouve pas ici. Il y a tellement de choses que je veux faire... Qui sait, après mes quelques semaines de boulot, entre les éventuels entretiens, "réunions de chantier" et coups de téléphone, je trouverai du temps pour bouger.

Dans l'immédiat, je vais faire de la pâte à crêpes... Encore une envie, à laquelle je n'ai pas su résister. Je devrais faire une liste, pour vous montrer que je résiste vraiment mal à la tentation... et je ne vous parle pas de la torture ! Je vous laisse, j'ai rendez-vous avec la cuisine, là...

20 décembre 2007

Ceci est un post vide

A vous de dire ce que vous voulez. N'importe quoi, vraiment...

18 décembre 2007

Parce que le temps nous apprend à vivre

J'ai l'impression de faire des choses sans savoir jusqu'où elles vont me mener. Ce mélange de doute, de joie, de plaisir et d'incertitude, qui fait que je me pose des questions.

Alors quand le feu passe au vert sans que je m'en rende compte, trop occupé à rêvasser, et que les klaxons hurlent en coeur derrière moi, je me dis que c'est quand même génial, d'être sur mon petit nuage, le sourire aux lèvres.

Je pense... J'écris. Ce sont les seules choses que je fasse, et qui me rendent heureux. Mais j'ai peur. Parce que je ne sais pas ce qui va se passer. Parce que je ne sais plus trop, ce qu'il faut que je dise, ou ce qu'il faut que je garde pour moi.

Je suis heureux, et espère ne pas être le seul. Voilà ce qu'il faut retenir. Je verrai pour le reste, plus tard.

Parce que le temps nous apprend à vivre.

17 décembre 2007

En route, j'ai des doutes

La journée a été rude, mais elle a fini par s'achever, comme toutes les autres. 6h30-16h30, c'est limite un peu violent, pour un premier jour. Aujourd'hui, et reprendre les repères, les clients qui sourient en disant "oh, vous êtes de retour, ça faisait longtemps", ceux qui n'y portent aucun intérêt, et ceux qui t'accueillent avec "vous avez vu l'heure qu'il est ?". Je suis immunisé...

En revenant de Valence, tout à l'heure, j'ai appris une triste nouvelle, sur RTL. Romans-sur-Isère n'est plus vraiment la même. Le tribunal de commerce a officiellement annoncé la liquidation du chausseur de luxe, Charles Jourdan, licenciant du même coup quasiment 200 personnes. Romans n'est plus la capitale de la chaussure, comme je l'ai vu encore tout à l'heure, indiqué sur un panneau de l'autoroute A7. Comme je l'ai toujours connue. Ca me fait quelque chose, tout ça... Je suis touché, même si je ne suis qu'indirectement concerné.

J'ai roulé toute la journée, et suis aussi fatigué que si j'avais couru deux heures. Je regarde mon téléphone, constate qu'il est en mode silencieux, qu'il y a 7 appels en absence, au numéros masqués. Rien sur la boîte vocale...

Mince, on dirait que je suis tout triste. Je vais me caler devant la télé, avec le chat de la voisine sur les genoux. Oui, on aime bien se tenir compagnie, nous deux, quand on se sent seuls... Sarko a l'air heureux, lui...

16 décembre 2007

Il y a des choses auxquelles on pense, mais qu'on ne fait pas

(à juste titre ? je vous le demande)

Quoi ? Comment ça ? Demain c'est lundi ? J'veeeeuuuux pas y'alleeeeeeer... (NDLR : au boulot)

Bonne nouvelle de la journée, je viens d'apprendre que l'IDTGV (www.idtgv.com) arrivait à Lyon. Ces quelques mots ne parlent pas à tout le monde alors, pour simplifier, disons que c'est l'occasion de se faire un aller retour Lyon-Paris, pour 38€, en s'y prenant -bien entendu- un peu à l'avance.

Tout de suite la capitale me semble plus proche, et je planifie déjà des week-end, histoire de bouger, et de connaître un peu plus Paris (Je ne connais que certaines lignes de métro, la gare de Lyon, l'avenue du Maine (dans le 14ème), la Tour Eiffel, les studios de France Télévisions, et ceux de Canal+, autrement dit, pas grand chose). Alors en parfait petit touriste, j'irai flâner dans les rues au hasard, avec mon appareil autour du cou. Ah oui, j'oubliais, faut que je trouve du temps libre. Ca se fera...


Aujourd'hui se résume en deux photos (on remerciera la rapidité du réflex)



Ma soeur en pleine action... J'me suis pris d'la neige en pleine face, tout l'après-midi. (Rassurez-vous, j'me suis vengé...). Et après on dit qu'il ne faut pas embêter les filles... non mais !

15 décembre 2007

Vos papiers s'il vous plaît

Je sors du café, tout à l'heure, me dirige vers ma voiture, et alors que je m'installe au volant, deux gendarmes s'approchent et me demandent mes papiers. Carte d'identité, permis de conduire, carte grise, certificat d'assurance, contrôle technique. 15 minutes à attendre qu'ils vérifient à bord de leur véhicule. Quand enfin, je les vois revenir vers moi, je me dis "ça y est, ils vont me lâcher les baskets". Même pas.

Alcotest. Négatif, n'ayant bu que du thé, du café, et un chocolat chaud. Après un troisième tour autour de ma voiture, j'ai enfin eu droit au tant attendu "c'est tout bon merci, vous pouvez circuler".

Pendant qu'on s'occupait de moi, j'ai noté plusieurs stop grillés, des excès de vitesse flagrants, des cas de non-port de la ceinture de sécurité. Mais non, je devais avoir une tête qui ne leur revenait pas, et c'était un peu exagéré, tout ça.

Voilà, je suis rentré trop tard chez moi, ce qui fait que je n'ai pas pu aller au cinéma. Je suis de mauvais poil, ça y est, j'suis crispé.

Grr... En plus y'a rien à la télé. Trop génial ! Remercions tous en choeur nos forces de l'ordre adorées...

14 décembre 2007

[Edit technique]

Radioblog temporairement supprimée, vu qu'elle vous envoyait vers une page de pub... sans que vous ayiez eu le temps d'accéder à mon blog... Je cherche à comprendre, et quand j'ai compris, je remets tout ça, comme avant...

[/Edit technique]

"Heeeeeyyyy, your phone is ringing"

Ce matin, vers 6h45, être réveillé par le téléphone.

Lui - Je te réveille ?
Moi - Euh ouais... mais t'as devancé mon réveil d'un quart d'heure, c'est pas dramatique
- Dis-moi, tu sais que V. organise le réveillon chez lui ?
- Euh, non, j'suis pas au courant...
- Normal, on est pas invités !
- Tu sais pourquoi ?
- Non, mais en même temps, je suis déjà invité ailleurs, donc...
- Cool ! Il fait c'qu'il veut, hein...
- Tu t'en fous ?
- T'imagines même pas à quel point !!! De toute façon, c'est une habitude, il peut pas vivre sans créer des emmerdes, j'vais pas rentrer dans son délire
- Bah ouais, t'as raison, et puis, je suis sûr qu'il va en profiter pour te casser du sucre sur le dos
- Si ça l'amuse... Ca m'empêchera pas de dormir
- Moi ça m'énerve. C'est débile de nous traiter comme ça, après ce qu'on a fait pour lui
- Ignore-le, c'est le seul conseil que je puisse te donner. Quand il en aura marre de jouer au con, il s'arrêtera
- Qu'il ne vienne rien me demander en tous cas
(rires, suivi d'un bâillement à m'en décrocher la mâchoire)
Lui - Et tu vas faire quoi, toi alors ?
Moi - T'inquiètes pas, je trouverai chez moi de quoi boire, de quoi manger, et de quoi dormir, dans le pire des cas
- Tout seul ?
- Avec le chien (rires). Pauvre bête, une bouteille de champagne à deux, elle va souffrir
(il éclate de rire)
- Si t'as envie, tu peux venir avec nous, par contre on le passe à Berlin
- Hors de question. En plus C. va vouloir ma mort si je vous empêche de passer une sympathique soirée en tête à tête. J'te dis, t'inquiètes pas, j'vais survivre
- C'est toi qui voit, hein...
- C'est tout vu
(rires)
- Bon allez, je dois te laisser, faut que j'attrape un tram, j'vais être à la bourre
- Ok, bonne journée alors
- Pareil. A plus.
- A plus

Voilà la seule chose "assez importante" qui se soit passée aujourd'hui. Etre réveillé pour apprendre que certains sont stupides, c'est pas réjouissant, mais je m'en fiche. Comme si j'étais habitué...

Je m'économise, passe mes journées à courir, jouer du piano, boire des cafés en ville, et à me balader dans les magasins, avant lundi, reprise du boulot.

Et j'innove, c'est la première fois que je publie une conversation téléphonique, ça change...

12 décembre 2007

Qui a osé démonter mon genou sans rien me demander ?

Il y a des fois où on ne comprend pas tout, et où on ne sait plus trop quoi croire. Ce matin, je sors du centre de radiologie, pour mon genou, et je n'ai rien, mais rien du tout. Ce qui n'était pas le cas, la dernière fois. Le pauvre monsieur s'arrachait les cheveux, et a pris des clichés dans tous les sens. Rien. Rien de rien. Pourtant, il y a quelques semaines, il me montrait que j'avais un petit fragment qui se baladait, et m'avait interdit toute activité sportive. "Je ne comprends pas" (et moi donc...). J'ai le droit de re-courir, "doucement" a-t-il précisé, et ça, ça me manquait.

C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, après le repas, vers 13h30. Ma mère a hurlé quand elle a vu que j'étais en short et en t-shirt, mais j'suis parti trop vite pour qu'elle puisse "m'intercepter". Il fait froid pendant deux minutes, puis après une bonne côte, on est déjà mieux. 45 minutes plus tard, rentrer au chaud, et séance d'étirements, tandis que la chienne aboyait comme si j'étais parti depuis des mois. Bonne douche, un peu trop chaude, et un petit tour à Romans, pour boire mon café "quasi-quotidien". Mélanger Sudoku, mots fléchés, Le Monde, Le Dauphiné et Charlie Hebdo, assis dans le coin, sur une petite table un peu isolée.

En rentrant, copier les vieux super 8 d'un collègue, et remonter le temps. Le bruit du projecteur, l'odeur de la pellicule vieillie, l'image floue, surexposée ou complètement noire, l'image qui saute. On est bien loin de notre Haute Définition, que tous les vendeurs se plaisent à vous présenter, quand vous allez à la Fnac (ou ailleurs, pour ne pas faire de pub). Mais quelle importance ? Je trouve ça merveilleux, de pouvoir avoir de tels souvenirs, de pouvoir les revivre, ou les découvrir. Je me souviens quand mon grand-père m'a montré ma mère, alors qu'elle n'avait que 8 ans, pour la première fois. J'avais trouvé ça trop génial de pouvoir voir comment c'était, avant que je ne sois là, avant qu'elle ne soit adulte. C'est probablement à partir de ce jour là, que j'ai été passionné par tout ça.

Aujourd'hui le numérique est là, mais voilà, ce n'est pas pareil. Trop fidèle, sans "caractère" particulier, sans les défauts qui font que ça a du charme. Mais déjà, quand je regarde les cassettes où je n'ai que quelques années, je me dis que j'ai vieilli (et grandi aussi, un peu trop peut-être). Et le jour où je montrerai ça à mes enfants, eux aussi seront émerveillés de voir que j'ai été enfant, de me voir enfant. Même, ils rigoleront. C'est obligé. Et puis, pour ce qui est de la technologie, je ne m'inquiète pas trop, les cassettes sont déjà obsolètes...

J'ai encore le temps de voir venir les choses. Quand même...

Manque de fatigue + activité cérébrale intense = moins de sommeil

Voilà plus d'une heure que j'essaie de dormir, en vain. Pas un bruit pourtant. Je me suis dit, tiens, pourquoi pas un mini-post en direct de mon lit. Ça m'occupe quelques instants, au moins. Je ne sais pas si ça va m'aider à m'endormir.

Je "pense" trop, et quand ça m'arrive, j'peux pas dormir, voilà la raison de tout ça.

Mais j'ai le sourire accroché aux lèvres. De quoi je me plains, alors...

(Si dans deux heures, je ne suis pas endormi, j'me lève, j'me fais un café, et je me regarde un DVD)

10 décembre 2007

Ceci est le 100ème post

Le temps passe, et je fête mon 100ème post. Ce blog, successeur de deux autres et qui a vu le jour le 17 mai 2006, a connu des périodes d'abondance comme des périodes de vide absolu. A reflété mes joies, mes peines, mes inquiétudes, et mes réflexions. Ce sont aussi plus de 140 commentaires, en tous genres, qui font sourire, qui rassurent ou qui expliquent. Ce blog, ce sont des connaissances inespérées, des personnes dont je me sens proche, même si je n'ose jamais trop l'avouer, ou le montrer. Ce blog, c'est un peu la face cachée de ma personnalité, celle que seuls les lecteurs connaissent. Un peu comme un jardin secret, que j'ai décidé de faire partager, à travers mes mots, écrits sur un fond noir. Alors, un grand merci à vous, en passant, parce que vous le méritez bien.

Et puis tiens, je ne rajoute rien d'autre.

Ce post est autant le vôtre que le mien.

08 décembre 2007

"Je voudrais vous revoir, et pas par hasard..."

Aujourd'hui journée spéciale. Réveil matinal, 6h30. Arrêt au café, boire un chocolat chaud, parce que, une envie subite... De la route, pas mal de route, et un aéro-club, ou je suis attendu. Aujourd'hui, voltige aérienne, à bord d'un CAP10. Des sensations fortes, que je ne conseille pas à ceux qui ont le mal de l'air. C'est simple à force de tourner dans tous les sens, aussi rapidement, on finit par ne plus savoir où est le ciel, où est la terre, où on est et où on va.

L'accéléromètre numérique qui hurle dans le casque quand on dépasse un seuil pré-enregistré. Voir les chiffres qui montent, et descendent. Le ciel, la terre, le ciel en bas, la terre en haut, et inversement. J'étais content de ne pas m'être empiffré de tartines ce matin. Résultats, +5,3 G et -3,7 G pour les valeurs que nous avons atteintes. Une demie-heure à enchaîner toutes sortes de figures, de quoi avoir le tournis, à la fin. Je me demande même comment on peut se concentrer pour l'atterrissage, quand on a été remué comme ça. Vaut mieux se fier aux instruments qu'aux sensations perçues, je crois... Bref, délire que je m'étais promis de faire, et que j'ai fait. Le prochain, saut en parachute, reste à trouver une date et un minimum de financement (parce que non, tout ça, c'est pas donné). Si ça tente d'autres personnes, hein...

En rentrant, boucler le budget (woa, j'suis actionnaire à 0,1%, hum). Lire le courrier, ANPE, et les mots "nous pouvons vous aider dans vos démarches de recherches d'emploi". Ils ont oublié que depuis juin 2004, ils m'aident. Enfin aider, c'est un grand mot, quand aux entretiens, on entend "nous on ne peut pas grand chose pour vous, c'est un milieu assez fermé, faites jouer vos connaissances si vous en avez, ou faites des stages". Enfin bon... Sachez tout de même que je ne suis officiellement plus demandeur d'emploi. Oui, quand on bosse deux mois consécutifs, on est automatiquement radié. "Oh, regardez, grâce à moi le chômage n'a jamais été aussi bas" (mais quel c** ce mec, et par pitié, ne croyez pas (tout) ce que la télé vous dit). Vous n'imaginez pas à quelles pressions les journalistes et techniciens des structures d'informations sont soumis (j'ai eu des échos, d'amis embauchés, qui voient bien ce qui se passe). Welcome in New-Russia ! On aura bientôt plus que la Pravda à lire, si ça continue... [Pravda (Правда, si vous préférez) signifie vérité, au cas où vous ne le sauriez pas]

A part ça, lire Le Monde 2 et le petit dossier consacré à la Belgique (lui dire, "tu le jettes pas, quand tu l'as lu, tu me le passe, j'le ferai lire à quelqu'un ^^"). Décidément il ne passe pas une seule journée sans que je pense à la Belgique. J'ai trouvé un petit dictionnaire français-néerlandais (héhé), parce que je m'amuse à apprendre des mots, et qui sait, j'arriverai peut-être à faire de vraie phrases (faut que je revoie mes bases de phonétique, par contre, pour apprendre la prononciation). De là à être parfait bilingue... y'a du boulot.

Sur ce, anniversaire à fêter, faut que je sois à Lyon à 19h. Il est 18h55. Je serai en retard, je crois...

05 décembre 2007

Post d'un être malade et contagieux

Ce matin, médecin (parce qu'on m'y a obligé). Ma soeur m'a généreusement passé son angine, mais je m'en serais passé sans le moindre doute. Espérer être en état pour samedi, histoire de ne pas louper une soirée inoubliable.

Mp3 sur les oreilles (là tout de suite, B-O de Forrest Gump), et je regarde les quelques guirlandes qui clignotent, là, en bas de chez moi. L'hiver approche, et pourtant, il a fait 15° cet après-midi, avec un de ces ciels bleus, qu'on se plaît à regarder l'été. Du grand n'importe quoi. Un peu à l'image du pays, je crois...

Un coup de téléphone, et un budget quasiment bouclé. Appel d'offre déjà lancé, avec des mois d'avance, et ma surprise, en voyant la rapidité incroyable de l'administration. Tout s'accélère, mais je n'ai pas la tête à ça. Tout s'accélère, et je reste là, tranquillement sous la couette, avec ma gorge en feu. Tout va aller très vite, plus vite que je n'aurais pu imaginer.

Il ne me reste plus qu'à attendre. A attendre beaucoup de choses, d'ailleurs... On verra.

02 décembre 2007

Ici, à 20000 pieds, la température extérieure est de -20°C, et je suis confortablement assis sur mon petit nuage.

Ça y est. Lyonnais, je ne suis plus. J'ai fêté mon départ dignement, avec la soirée qui "s'imposait". Revoir une fois tous ces visages, toutes ces personnes qui ont consacré du temps à mon projet, et à moi aussi. Toutes ces personnes qui ne souhaitent qu'une chose, me voir arriver au but. Tout ça, ça me porte, et plus rien ne semble impossible. L'année se termine bientôt pour eux, et beaucoup en profiteront pour changer d'air, de boîte, ou carrément de vie.

Ambiance enfumée, et relativement bruyante (je dis relativement, parce que personne dans l'immeuble ne s'est plaint. J'avais pris soin de les prévenir avant). En descendant les escaliers, entendre le caisson de basse de cette chaîne hi-fi, et rigoler, en pensant à ces mêmes cognements sourds, à Bruxelles, chez la voisine. L'air frais du dernier jour de novembre, et marcher paisiblement le long des quais du Rhône. Un mail, au nombre de caractères malheureusement limité, envoyé de mon téléphone, pour lui dire de ne pas attendre une réponse de ma part dans l'immédiat, qu'elle viendrait le lendemain matin, seulement. J'ai rêvassé comme ça pendant près d'une heure, jusqu'à ce que je me décide à rentrer. Fin de soirée à remercier tout le monde. Puis aller dormir (enfin, c'est un grand mot, parce que je reste longtemps à "tourner en rond", avant de m'écrouler passivement sur la couette)

Lendemain, retour en "terre natale", retrouver les repères. Tête ailleurs, et sourire dans les yeux. "T'as l'air heureux, toi !", au bar, alors qu'on me servait mon café. J'ai dû répondre un truc du genre "Comme d'habitude !", même si là plus que tous les autres jours, j'étais vraiment heureux. Avec l'envie de garder ça rien que pour moi, tellement c'est bien. Ne rien dire pour ne pas chercher les mots introuvables. Dans l'après-midi, avant la pièce de théâtre, son mail et son projet. Il y a beaucoup de choses auxquelles je ne résiste pas. Par exemple, un vrai défi franco-belge (ou belgo-français, plutôt) que je ne peux que relever. Il y a des choses qui sont plus fortes que moi. Il y a des choses...

Les journées se succèdent. Peu importe ce que je fais, ce qu'on me dit, ce qui se passe, je suis ailleurs. Et terriblement bien, de surcroît. Je vous souhaite ça, à vous tous qui me lisez, au hasard d'un lien ou plus régulièrement. Je vous souhaite tout ce bonheur.