27 octobre 2008

Je fuis...

Oui, je fuis, à défaut de trouver ce que je cherche.

Ce week-end aura été exceptionnel. Trois anniversaires fêtés en même temps, une soirée qui s'est finie tard, (ou très tôt, selon les points de vue). Revoir des amis qu'on a pas vu depuis des mois est toujours quelque chose de très excitant, de très joyeux, de très festif, même. Je l'avais oublié, je crois.

Il y aura eu un pique-nique sur la plage, en maillot de bain, pieds nus dans le sable frais, avec cet incroyable soleil chaud. Ses cris quand je l'ai portée jusque dans l'eau... "Nooon, elle est geléééééee". La chasse aux cailloux bizarres aussi. Les chansons, sur le chemin du retour, hurlées dans la voiture, au point de ne plus entendre l'auto-radio. Les bons moments paraissent toujours beaucoup trop courts, et j'ai décidé que désormais, dès que ce sera possible, je verrai mes amis une semaine complète, parce qu'un week-end, 48 petites heures, c'était beaucoup trop court. (Oops cette fois-ci j'ai eu droit à 49 heures... Remercions le changement d'heure)

Mercredi, je m'envole pour un séjour éclair à Cardiff. Une fois de plus je fais exploser mon budget "Voyages-Vacances-et autres folies". Mercredi, voir l'amie de Sydney pendant son déplacement "semi-professionnel" au Pays-de-Galles. Mercredi aussi... penser à repartir le vendredi. Je ne suis pas un voyageur compulsif, non. Juste en "manque affectif", je crois...

Je me soigne ^^

21 octobre 2008

Hurry up, your Guinness is waiting for you !

Ce matin, l'enveloppe jaune pâle portait un sticker "priority aerphost", et j'ai souri avant même de l'ouvrir (normal, quand on lit "Hurry up, your Guinness is waiting for you !" au dos de la même enveloppe, ça fait sourire). A l'intérieur, 5 pages recto-verso, et ses premiers mots "Je t'écris cette lettre en anglais, parce que je suis flemmarde et ne veut pas chercher mon dictionnaire... Je t'écris, tu ne vas pas te plaindre, aussi ?". Elle veut tester ma compréhension écrite, je crois...

A croire que la flemmardise est contagieuse, ou que c'est le mal de la saison. L'automne est bien là, oui. Les arbres rougissent avant de se dénuder et la pluie redonne de l'éclat à ma pelouse. Et moi j'erre dans un café, toujours le même, et passe des heures à noircir des carnets... Des carnets comme celui-ci. Avec des feuilles, qui elles, ne s'envolent pas.


Les jours défilent et ne se ressemblent pas. Des jours heureux, d'autres moins. Des jours pleins d'enthousiasme, et d'autres pleins de solitude. Des jours avec des idées, de bonnes idées, et d'autres où on se rend compte qu'il ne faut pas trop y compter dessus. Ma vie, c'est un peu comme un TGV qui ne s'arrête jamais. Je passe d'une idée à une autre sans jamais pouvoir approfondir quoique ce soit. Tout simplement parce qu'à chaque gare, rien n'est simple, tout veut me barrer la route, m'empêcher de faire ce que je veux. Alors, je me réfugie dans mes carnets, y note des mots doux, des mots amers, des mots d'amour, et tant d'autres maux. C'est bien beau de se battre pour ce qu'on croit, ce(ux) qu'on aime. Mais ça épuise. Je rêve d'une gare accueillante où je puisse poser bagages, longtemps, très longtemps.

Alors, forcément, il y a des propositions qui ne se refusent pas, comme les quelques jours à Paris, passés à décompresser, à me vider la tête. Il y aura aussi un week-end à Cardiff, prochainement, et un autre dans le sud de la France, à deux pas de la mer. Bruxelles, dans un futur proche, évidemment (oui, c'est une évidence, que dis-je, une obligation... ^^)

Bon, désolé, je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui, alors vous m'excuserez, j'vais aller voir sur Facebook si je de nouveaux amis. Hum... Ma vie est palpitante aujourd'hui, j'en conviens...

14 octobre 2008

Extrait d'une interview (13/10/2008)

- […] nous sommes heureux d’accueillir aujourd’hui Mickaël D. Pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est lui qui est à l’origine du projet de télévision locale dont vous avez dû entendre parler, il ya quelques mois de ça. Merci d’avoir accepté notre invitation…

- C’est tout naturel…

- Alors dites-nous comment vous est venu une pareille idée ?

- C’est né d’un sentiment de revanche, je crois. Vous savez, quand j’ai été diplômé en audiovisuel, ma première envie –et c’est bien normal- a été de trouver du travail dans ce domaine. J’étais loin d’imaginer que c’était si difficile d’accès. A peine sur le marché du travail, on exige de vous que vous ayez cinq années d’expériences. Difficile à faire, si personne ne nous laisse une chance. Un beau jour, j’en ai eu marre de tous ces entretiens infructueux, et je me suis dit que j’allais monter ma propre affaire. L’idée d’une télévision de proximité me trottait dans la tête depuis déjà de longues années…

- C’était un pari risqué, de se jeter dans un tel projet, non ?

- Il n’y a pas de gros risques tant que le projet est sur du papier. Vous savez, j’ai commencé par trouver quelqu’un qui ait une solide expérience dans le secteur commercial. Après tout j’avais un projet à vendre, et n’étais pas doué pour trouver de potentiels investisseurs. Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez Monsieur G., sans qui nous ne saurions jamais allé aussi loin. Dès le départ notre projet a fait mouche. Logique, nous étions dans un bassin en développement dépourvu d’une pareille structure…

- Et vous qu’avez-vous fait pendant ce « démarchage » ?

- J’ai passé des mois à réfléchir (rires). Des mois à faire des schémas de câblage, à étudier les contraintes d’émissions, à chercher des locaux, à étudier des devis, faire des estimations au plus juste en ce qui concernel le personnel et les fonds requis. J’ai passé de longues heures à étudier tout le domaine juridique, ce qui concerne la vie d’une société, ses obligations, ses droits, ses devoirs, mais aussi, toute la législation liée à l’audiovisuel, à l’information.

- C’est assez énorme comme charge de travail, pourquoi vous n’avez pas délégué tout ce travail à d’autres personnes ?

- Pour une raison toute simple. Trouver des gens motivés qui acceptent de bosser 14 heures par jour pour zéro euros par mois, c’est loin d’être évident. On a porté ce projet à deux en y mettant toute l’énergie que nous pouvions trouver.

- Et donc au final, combien d’investisseurs intéressés ?

- Quarante-cinq. Ca vous parlera plus si je vous dis qu’on disposait donc d’un capital total de 2.057.961 euros, je me souviens encore du chiffre. Jamais je n’aurais espéré autant, si rapidement. Mon budget de lancement se situait à 1.340.650 euros…

- Pas d’aides de la région, du département ?

- Rien. On m’a clairement fait comprendre qu’en ce qui concerne le domaine de l’information-communication, il valait mieux que l’Etat n’y soit pas mêlé de près ou de loin. Pourtant, les exemples de subventions ne manquent pas, croyez-moi. Puis je crois que je ne voulais pas d’une aide pareille, juste pour éviter les remarques du type « ouais, c’est avec nos impôts qu’il s’amuse ».

- Ce qu’on ne comprends pas, et je parle pour tous les auditeurs, c’est pourquoi ce projet est tombé à l’eau. Des problèmes de personnel, de moyens financiers, d’organisation, de programmes ? Expliquez-nous…

- Vous remercierez l’institution dont je tairai le nom est qui est seule maître pour la délivrance des autorisations de diffusion. Nous avions tout. Commencé des entretiens d’embauches, détaché du personnel d’un de « mes » actionnaires majoritaires, planifié des grilles de programmes, trouvé des locaux, eu toutes les autorisations d’exploitation pour les émetteurs. Tout je vous dit. Il manquait une chose. L’accord d’une dizaine de personnes, extérieures au projet. Qui nous ont jugé sur un dossier de 250 pages, et un entretien oral de plus d’une heure. Qui nous ont jugé en appliquant des principes qui conviennent à une ville de plusieurs millions d’habitants, pas à une communauté de villes de 180000 âmes. Ils ont jugé notre budget intenable, et pourtant, il l’était largement, sachant qu’on avait visé les pires situations à savoir 50 % des revenus évalués. Avec seulement 50% des recettes prévisionnelles, on arrivait à prévoir un bilan positif sous 5 ans, et un retour sur investissement de l’ordre 6,4 % sous 8 ans. Des comptes largement bénéficiaires pour nos actionnaires, et donc pour la société. Ce qui nous a surtout été reproché, c’est le non-respect du dispositif anti-concentration.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Une loi complexe que je vais essayer de vous résumer de manière simple. En gros, on veut limiter, comprenez interdire, aux sociétés d’édition de presse, de télévision, ou de radio, d’avoir plusieurs structures du même type, afin de limiter le risque de « non-pluralité des médias ». Même si notre actionnaire majoritaire était un groupe de presse écrite très connu dans la région, nous avions conclu un accord, selon lequel les rédactions du journal et de la télévision seraient totalement indépendantes. Accord accepté et signé par toutes les parties (y compris l’autorité de régulation) dès les premiers mois du projet. En gros, en invoquant ce motif de rejet, ils allaient contre un accord qu’ils avaient eux-même accepté. On leur a donc rappelé après leur décision, et ils ont supprimé ce motif pour ne garder que celui de « avenir financier incertain – Refus du dossier ». Clairement, on m’a mis des bâtons dans les roues. Un jeune de 24 ans qui arrive à prouver qu’il peut arriver à ses fins, en se battant tant qu’il peut, alors que d’autres bien plus aisés ne sont pas capables de monter un dossier aussi béton que le nôtre, ça fait des vagues… Et on n'aime pas les vagues, visiblement.

- Et vous n’avez pas eu de moyen de faire une sorte d’appel de la décision ?

- Et non, décision définitive et irrévocable. Faire un procès pour de la discrimination coûterait une fortune, et serait perdu d’avance.

- Perdu d’avance ?

- Il y a des gens qu’il vaut mieux ne pas chercher […]


Ca fait du bien de pouvoir s'exprimer, des fois...

09 octobre 2008

Je...

- Suis à Paris,
- Ferai un vrai post quand je serai rentré chez moi,
- Vais bien -ou plutôt, pas trop mal-,
- Me suis explosé la cheville droite dans ces grands escaliers trop pentus,
- Tombe amoureux de certains lieux,
- Respire,
- Fais le vide (j'essaye).

08 octobre 2008

Ayez confiance


Libé du 08/10/2008

05 octobre 2008

J'ai des envies d'ailleurs

Ce matin, mes p'tis yeux ont eu du mal à faire la mise au point sur le radio réveil, et il m'a fallu quinze bonnes secondes avant de pouvoir déterminer avec exactitude l'heure qu'il était. 10h07. Même si c'est anormalement tardif pour moi, ça n'a pas eu l'effet d'un long et bon sommeil réparateur. La faute aux somnifères qui certes, me font dormir, mais me fatiguent encore plus, au final. Une douche glacée, pour me sortir de ce "demi-coma"qui crée cette sensation d'engourdissement extrême et qui perturbe la perception de toute information sonore ou visuelle. Je déteste ça.
Ce matin, sur internet, acheter un cadeau d'anniversaire et un billet pour le concert de Bénabar (oui, je suis en avance...). Errer dans ma chambre comme un lion en cage, avec ma compilation "Bowie-U2-Beatles-Police-Téléphone-Sinsemilia-Tryo-Lavoine-Balavoine-Raphael-Aldebert-et tous les autres que je ne vais pas citer parce qu'en mp3, sur un CD, on met pas mal de chansons, mine de rien" en fond sonore (oui, je suis fort pour les mélange des genres). N'avoir envie de rien en particulier, simplement d'être seul. Les mails s'entassent dans Thunderbird, et je ne les ouvre même pas. Je ne parle pas de mon portable qui accumule je ne sais combien d'appels en absence.
Pfff... Ca va passer. J'ai juste besoin de temps.
J'ai des envies d'ailleurs, aussi, aujourd'hui plus que jamais.