22 juillet 2008

Radio Telefís Éireann

Vendredi, il y aura la réponse pour l'Irlande. Bon, d'accord, ne pas savoir parler gaélique quand on veut bosser à la RTÉ, il m'a dit que c'était pas l'idéal, mais qu'on pouvait faire sans. Faut dire que je ne suis pas du genre à lâcher le morceau facilement, quand je tiens à prouver mes compétences. Il a vu que j'étais motivé. Suffisamment pour poursuivre l'entretien dans un restaurant, au coin de la rue (Grand sourire).
Ces quelques jours en terre irlandaise m'ont fait le plus grand bien. Mercredi et jeudi, Dublin, vendredi et samedi, Cork, Dimanche, re-Dublin, avec le départ in-extremis (Je prends l'habitude de courir jusqu'à la porte d'embarquement, à chacun de mes vols. Croyez-moi, au fond, j'aurais aimé rater cet avion). Je raconterai ça plus tard, quand j'aurais ma réponse.
Aujourd'hui, c'est le mal de dos, soudain, avec 35 kgs dans les bras, à la Croix-Rousse. Le client m'a regardé, en disant "Ouch, ça n'a pas l'air d'aller". Ca m'apprendra à vouloir économiser mes jambes... J'ai passé dix minutes à me remettre un nerf en place, assis dans le fourgon, et ce ne fut pas une chose simple. J'me suis dit que ma journée commençait mal, alors j'ai fait ma pause café plus tôt que prévue. Dans mon range-CD, j'ai pioché au hasard. Karpatt. Le shuffle de cet autoradio dernier cri a choisi Léon. Alors au feu, j'ai chanté trop fort, sans que ça ne dérange personne. A 5h30, Lyon est encore calme. "Il faut bien lui parler, Léon, il faut la faire rire, Léon, ..." Et ça m'a détendu. Vraiment
Il y a quelques heures, les mains de la kiné sur le bas du dos. "Oulà, une vraie boule de nerfs". Je me suis endormi. "Ménagez-vous, avant de vous faire beaucoup plus mal".
Il faut m'apprendre, j'ai bien peur de ne pas savoir faire.
Parce que je prends soin des autres, pas de moi.

14 juillet 2008

Ca ira mieux mercredi !

Je vis à 200 à l'heure. C'est bien, parce que je fais tellement de choses dans mes journées que je ne vois pas le temps passer. Je me sens vivant, actif au possible. Vivre à 200 à l'heure, c'est aussi négliger des choses, des amis, des proches, et ça ne m'enchante pas tellement. Je néglige mon blog aussi, postant aléatoirement, quand quelques dizaines de minutes se présentent à moi, vides, sans rien à faire. C'est rare, mais je planifie mes journées au maximum, pour essayer de trouver "la" bonne formule. Je ne suis pas sûr d'y arriver, mais au moins, j'essaie.

Vendredi soir, Lyon-Saint-Exupéry. Quand elle m'a aperçu, elle a posé sa valise et s'est jetée dans mes bras (oui, jetée, j'ai failli tomber, c'est pour dire). Je ne m'attendais pas à ça. Pas à de pareilles retrouvailles. "Dis-moi pourquoi tu habites si loin ?", ces mots glissés au creux de mon oreille. On est restés là, cinq minutes, immobiles, l'un contre l'autre, enlacés. Comme si nous étions ailleurs. Puis, elle a récupéré sa valise, et nous avons quitté le département du Rhône, pour celui de la Drôme.

Un week-end, à nous poser des questions, à partir sur de longues discussions, à peser le pour et le contre, tout en regardant les heures défiler, sur mon petit radio-réveil. Des feux d'artifices, des balades dans le Vercors ou au milieu des champs de lavande de la Drôme Provençale. Et tant d'autres choses qui ne se racontent pas...

Samedi matin, c'est un mail de Dublin, pour du boulot. Samedi matin, c'est un appel en Irlande, pour fixer une date d'entretien, c'est un appel au boulot, pour poser 3 jours de congés. Départ mercredi matin, retour dimanche soir (ouais, je sais, j'en profite, j'abuse... mais comment résister). Jeudi ce sera le grand jour donc, avec, si je me démerde bien, un poste d'"Audio-visual engineer" à la clef. Alors au repas de samedi midi, elle s'amusait à jouer la directrice des ressources humaines, et me testait. Les clients des autres tables ont dû se demander si on allait bien, ou s'il fallait nous interner d'urgence. Même si son accent anglais sonne plus Canadien qu'Irlandais, on a bien rigolé, et a dit que je m'en sortirai "Comme toujours".

Aujourd'hui, il a fallu faire le trajet en sens inverse, et remonter à Lyon. Et comme pour tous les départs, moi, j'ai le moral bien trop bas. Ceux qui me connaissent le savent bien, je déteste ça. Elle le sait aussi, et m'a dit "Ne t'inquiètes pas, on va se revoir. Et si tu pleures, moi je vais pleurer aussi, alors colle-moi vite un sourire sur ces lèvres". Je garde en mémoire ces quelques mots, ce week-end merveilleux, et son ultime douce étreinte, avant qu'elle ne disparaisse vers les portes d'embarquement.

Ce soir, je vais me trouver bien seul...
Mais ça ira mieux mercredi !

06 juillet 2008

Je suis un serveur Apache.

Je sais, ça fait longtemps que je n'étais plus revenu ici, chez moi. Certains assidus auront même remarqué que mon blog a été hors-ligne, pendant une douzaine d'heures (ou plus). J'ai fait exploser mon serveur, et quand je dis exploser, c'est vraiment "exploser". Du streaming vidéo en pagaille, et beaucoup de connectés, et paf, un disque dur, un processeur, et une demie-barrette de RAM qui grillent (oui, que la moitié, je sais c'est étrange). Ceux qui ont l'ancien lien (encoredesmots.blogspot.com) ont la mauvaise surprise de tomber sur une page vide, ou pas, suivant les moments, blogger ayant décidé de faire de la redirection quand ça lui chante. Alors, si vous aviez d'anciens liens pour venir jusqu'à moi, c'est l'occasion de les changer. J'ai passé mon vendredi après-midi, et mon samedi matin, à parler php, html, et d'autres langages encore plus nuls, à configurer Linux, Unix et Apache, à tester mes connexions, à restaurer mes sauvegardes (que j'avais faites la semaine précédente, quel bol). Mon serveur, c'est un peu comme moi. J'accumule, j'accumule, mais quand je sature, j'explose.

Cette semaine n'a pas été des plus agréables. Passage à l'hôpital, vite fait (parce que je trouve rien de mieux à faire que de m'écrouler au milieu d'un 400m haies), l'ultime réunion avec les associés, à l'ambiance des plus déprimantes, et dans laquelle j'ai fait une vingtaine de chèques avec des montants que je n'aurais probablement plus jamais l'occasion d'écrire. Mes derniers mots, pour eux, pour les remercier d'y avoir cru, et de m'avoir soutenu jusqu'au bout. La fin de presque un an de travail acharné, à éplucher textes de lois, au milieu de devis, de contrats, de partenariats. Tout ça et bel et bien fini. Et il faudra encore des mois, pour que je l'admette vraiment. J'ai la sale manie de TOUT prendre très à coeur. Et ça fait d'autant plus mal, par la suite.

Alors, quand on me demande comment ça va, je ne sais plus trop quoi répondre... J'attends tellement de choses. Trop, comme d'habitudes.