22 avril 2008

Quelques nouvelles, rien que pour vous...

Encore une fois, désolé pour tout ce silence. C'est bien connu, je vis une vie de malade, et n'ai de temps pour rien. Mais ce matin -trop tôt-, en lisant tous vos commentaires, je me suis dit qu'il fallait que je passe ici, pour écrire deux trois bricoles sur moi et ma p'tite vie.

Que dire, donc ? Que je vais bien, ça c'est une chose, même si ce dimanche, j'ai eu un passage "hypoglycémique" qui m'a obligé à m'asseoir dans l'herbe mouillée d'un champ, perdu au milieu de nulle part, dans la campagne Lyonnaise. En même temps, je l'avais cherché, en sautant délibérément les étapes "petit-déjeuner" et "déjeuner". Dimanche, et un réveil à 5h, parce qu'il fallait que je sois à St Cyr au Mont d'Or à 7h. Installer beaucoup trop de matériel, pour les ultimes séquences d'un court métrage commencé il y a bien longtemps (court métrage que je ne m'approprie pas, me contentant seulement d'installer du matériel, de coller mon oeil dans le viseur d'une caméra, d'appuyer sur le bouton REC, de faire un magnifique travelling compensé, d'être à l'écoute, de donner mon avis et de faire de mon mieux). Ce qui m'a fait le plus rire, je crois, c'est que c'était la première fois que j'attendais qu'il pleuve pour pouvoir commencer à tourner (scénario oblige...). Ou comment s'arracher les cheveux pour avoir un éclairage stable, avec un ciel tantôt nuageux, tantôt éclairci. Mais le bilan est plus que satisfaisant. Une journée bien remplie, pour 1 minute 15 secondes et 8 images de "séquence finale". Faut vraiment aimer ça.

Quand tout ça fut fini, j'ai eu comme un pincement au coeur. Parce que c'est probablement une des dernières fois que j'utilise MA caméra. Obligé de m'en séparer, parce que la dernière révision m'a coûté très (très) cher (et qu'aux dernières nouvelles, je ne m'appelle pas Crésus). Et il va falloir passer à une gamme laaargement inférieure. Ca fait mal.


C'est pas humain de devoir se séparer d'un joujou comme ça...


En dehors de ces activités exceptionnelles, le reste de la semaine est beaucoup, beaucoup moins intéressant. Je fais toujours plus de kilomètres par semaine, et passe la moitié de mes après-midi à récupérer, en faisant une -trop longue- sieste. Les débuts de soirées sont consacrés à la rédaction de comptes-rendus, à la réévaluation de budgets, au réunions diverses, pour une association, ou pour mon projet. Projet qui m'emmènera à Paris, fin juin, comme me l'a indiqué un courrier reçu ce matin. Projet qu'il faudra défendre à 200%.

A part ça, je trouve du temps pour m'engueuler avec mes parents. Hier soir, je suis parti, tellement que ça m'a énervé. En arrivant chez Pauline, elle a dit qu'il fallait que je me calme, qu'il ne fallait pas me mettre dans des états pareils. C'est pas nouveau, il y a des choses que je n'admets pas, que je ne supporte pas, et qui me mettent hors de moi. Ce matin, vers 10h, quand elle m'a appelé, elle m'a dit que j'avais été agité toute la nuit, et que j'avais beaucoup parlé. Et j'ai bien vu que j'avais mal dormi, quand il a fallu que je me lève, trop tôt, et que j'étais encore trop fatigué. Ma montre bruyante ne l'a même pas réveillée.

Je ne sais pas si je rentre chez moi ce soir, ou si je reste un peu éloigné d'eux.
Commençons par allumer le téléphone, on verra après.

10 avril 2008

Parce que c'est la vie

Il y a les longues heures passées sur les routes, à me dire que le temps passe trop vite, dès 3h du matin. Il y a mes cheveux tous blancs, parce que moi et le plâtre, c'est une grande histoire d'amour. Il y a mes doigts écorchés par le carrelage ou les briques trop coupants. Je saigne, mais paraît-il que mon corps peut supporter ces quelques pertes. Ces travaux n'en finissent pas, et mes journées comptent double. A 21h maxi je m'effondre sur mon lit, et trouve le moyen de ne dormir que 3 heures. Et ça use plus que tout, de ne pas dormir.

Ce matin, dans la rue, j'ai croisé un homme, qui m'était totalement inconnu, mais qui, rien qu'en le regardant, m'a semblé être le père d'une personne que je connais. Continuer ma route, malgré nos regards insistants, les bras chargés de 24 kilos de marchandise. Et j'ai souri, en me demandant qu'est-ce qui m'avait fait penser à ça, sans trouver de réponse précise. Et le pire, c'est que j'aurais parié n'importe quoi. Il y a des certitudes, comme ça, qu'on ne s'explique vraiment pas.

Ce matin, plus tôt, ça a été les retrouvailles avec "mon" café lyonnais, ouvert aux aurores. "Oh, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu !". Et voilà qu'on se raconte nos vies, comme si on se connaissait depuis des lustres. Pourtant, je ne suis pas du genre bavard -en théorie-. (oui, certaines personnes peuvent penser le contraire, mais non, je vous assure).

Les journées sont trop minces pour me laisser le temps de faire tout ce que je dois (veux ?) faire. Des mails en retard, pas de cinéma depuis un moment déjà, seulement trois sorties footing dans la semaine au lieu de six. Malgré tout ça je trouve le temps d'organiser un week-end de Pentecôte entre amis, de planifier une excursion en Irlande pour juin, de finaliser quelques détails d'organisation avec certains pour une semaine en Espagne, de laisser quelques petits commentaires -rares- sur quelques blogs que je lis...

Et quand tout va trop vite, je cours, pour gagner du temps.
Les cheveux blancs et les doigts écorchés.

Il faudrait que je pense à moi.

03 avril 2008

*Envies*

De concerts,
De l'Irlande en juin,
De l'été,
De pouvoir concrétiser mon projet,
De voir plein de gens, et d'apprendre à les connaître,
De mots doux chuchotés dans le creux de mon oreille,
De l'Espagne en septembre,
De bosser à temps complet,
De pouvoir être enfin indépendant, ...

C'est beau d'avoir des envies.
C'est encore mieux de les réaliser.