27 juillet 2009

Le week-end n'a pas été aussi bon qu'il aurait pu l'être. La faute à un coup de téléphone. La faute à une mauvaise nouvelle. Une de celles qu'on aimerait ne jamais entendre, vous savez... Une qui fait réfléchir, beaucoup trop. Une qui pourrit le moral.

Il faut toujours profiter du moment présent, on ne sait pas ce que le futur nous réserve. Croquer la vie à pleine dents avant qu'elle ne nous dévore. Les souvenirs restent, mais quand il ne reste plus qu'eux, tout semble si vide. Si triste. Et tout ça semble si injuste...

Même le ciné de tout à l'heure ne m'a pas changé les idées.
Pas envie de parler plus, désolé...

24 juillet 2009

24/07/2009

Aujourd’hui, quand je me suis avancé sur la scène, et que j’ai regardé cette immense salle, j’ai eu des frissons dans le dos. Je me suis souvenu de ces auditions, à l’école de musique. De tous ces gens, qui faisaient silence, et qui me fixaient, attendant que je commence à jouer. Ces regards qui tétanisaient mes doigts et qui faisaient battre mon cœur à des rythmes bien trop élevés. Sentir la présence du prof, dans les coulisses, comme si la pression n’était pas assez suffisante. Mais au bout de quatre mesures, tout disparaissait. Il fallait se concentrer sur la partition, que je connaissais forcément par cœur, à force de l’avoir trop travaillée. De bonnes années. Des souvenirs, qui sont revenus aujourd’hui.

Aujourd’hui, quand je suis monté sur la scène de cette salle déserte, j’ai essayé d’imaginer ce que ça devait être, une fois rempli de monde. 6300 places, rien que ça... J’étais déjà impressionné, sans public, alors avec, qu’est-ce que ça doit être. La question ne se pose plus, désormais. Je suis "l'envers du décor". La personne qui voit tout mais que personne ne voit. C’est comme ça. Les rêves d’enfance changent, des fois. Mais ils se rappellent à vous, à la moindre occasion. Et la musique me manque. Trop.

Aujourd’hui, parce que j’en avais envie, j’ai acheté des billets de train et réservé une chambre d’hôtel. L’envie soudaine de prendre l’air. De profiter de mon week-end qui commence dans vingt minutes (je suis au boulot, là, ou et il est 3h39). De Saint Jean de Luz, peut-être un saut en Espagne. J’en sais rien. L’art de partir comme ça, un peu au hasard. Pour me faire plaisir. Pour vivre ma vie comme je l’entends, au gré de mes envies et de mes humeurs. J'ai des envies d'Irlande aussi, mais ça devra attendre. Parce que.

J’étais en Bretagne la semaine dernière, faudrait peut-être que je me calme…

15 juillet 2009

La tête dans un étau

Le 14 juillet. Bon je bossais, mais si vous croyez que ça m'a empêché de m'amuser, vous vous trompez. Quand j'ai pris mon poste vers 17h, tout le monde était déjà bien motivé, avec leurs bières à la main, et je me suis dit que ça allait le faire. J'ai suivi le rythme. Une quart d'heure de boulot, une heure et demie de pause.

Par la fenêtre, en tendant l'oreille, on pouvait entendre Johnny qui faisait travailler ses cordes vocales au Champ de Mars. Puis le feu d'artifice, vu de la terrasse. Un très bon moment. En redescendant, un journaliste-présentateur d'une chaîne de télé peu connue, mais dont je tairais le nom, a voulu faire un "reportage" sur le 14 juillet. Ni une ni deux, étant aussi motivé que lui, je descends récupérer le steady, prends une caméra, une batterie, une cassette et remonte en courant au neuvième. Le reste a été un amas de n'importe quoi. Du pur délire incontrôlé (qui n'était pas en direct, rassurez-vous)

Lui, qui faisait des phrases plus ou moins sensées, manquant plusieurs fois de tomber dans l'escalier en loupant une marche. Moi, avec la vue pas très nette, j'avais du mal à faire la mise au point, et à descendre les escaliers (en marche arrière, obligé). On a interviewé le peu de personnel encore présent à son poste, qui se demandait bien ce qu'il se passait. Je vous préviendrai, si jamais ça doit passer dans un quelconque bêtisier. C'est dans ces moments là qu'on est heureux d'être derrière la caméra. C'est à ce moment là qu'on se dit, à la télé, c'est tous des tarés, mais c'est super !

On est bien loin du court ou long métrage, avec ses séquences minutées, planifiées au millimètre, qui laissent peu de place à l'imprévu. Je devais finir ma journée à 2h du mat. Il était six heures quand j'entrais chez moi. Et là, croyez moi, heureusement que j'ai un lit deux places, sinon, je suis sûr que je l'aurais loupé.

Ceci explique cela

(et je vous passe l'épisode du 13, à Bastille)

Je ne me reconnais plus.

12 juillet 2009

Un verre, ça va. Deux verres, ça va ça va...

Le matin, quand je me réveille, et que je ne reconnais pas mon appartement, c'est que la veille, le nombre de verres se comptait sur plusieurs mains. Non, je n'ai pas de problèmes de vue. Je ne dors pas chez moi, tout simplement. Je passe bon nombre de mes soirées hors de chez moi, a côtoyer des gens que je ne connais qu'à peine, ou même, que je ne connais pas du tout. Et ça me surprend, cette facilité avec laquelle je vais vers les gens. Je ne suis pas comme ça, pourtant. Vraiment.

Tout à l'heure, alors que j'agonisais devant National Geographic (j'étais face à de "splendides" documentaires sur les crashes d'avion, ou sur des accidents ferroviaires, qui font froid dans le dos), je me suis dit qu'au final je n'avais dormi que 25h sur toute la semaine, et pourtant, je suis en forme. J'abuse de café, j'avoue, et si mon médecin le savait, il me dirait que je joue avec le feu.

J'ai envie de voir du monde, des gens que je connais un peu, beaucoup, ou pas du tout. Paris ne m'interdit rien. Je ne m'interdis rien, ou presque. Et cette sensation de liberté me plaît beaucoup. Même si ma région me manque, par moments.

Question du jour : A combien de personnes nous sommes nous entassés dans un studio de 15,2 m² ? (entasser, c'est une facon de parler, hein, on s'est pas non plus amusés à faire un Tetris humain avec le mobilier du studio). Jeu concours sans obligation d'achat. Une seule participation par foyer. La personne qui donne le résultat le plus proche gagne. (Gagne quoi ? J'en sais rien, j'vous promets d'y réfléchir)

Ca devient n'importe quoi ici, non ?