29 mai 2007

Somewhere over the rainbow

Hier matin, en ce lundi de Pentecôte non travaillé, faire du rangement dans mon bureau. Les tiroirs de ce dernier regorgent de documents en tous genres. Pour preuve, je me suis amusé à relire mon dossier scolaire, de ma plus tendre enfance jusqu'au BTS. Des tas d'images et de souvenirs qui reviennent, c'est plutôt agréable dans l'ensemble. Au fond du second tiroir, un exemplaire du Dauphiné Libéré, daté du Mardi 4 Juillet 2006. Résultats du bac. En tournant les pages, deux copains surlignés au fluo, dans la colonne "admis". Puis, par curiosité, chercher un nom au milieu des autres, dans la liste des admis. Voir son nom et sourire, même si je me doutais déjà du résultat, depuis quasiment un an.

L'après-midi, aéro-club, et entendre le bruit caractéristique des 180 chevaux du Robin DR-400. Un vol en direction de Montpellier, malgré des conditions météorologiques pas "terribles". A environ 240 km/h, le décor défile à une vitesse qui semble lente, mais qui ne l'est absolument pas. Deux erreurs de navigation de ma part, et M. qui me gueule dans les oreilles. Un détour de 6NM (11 km et des poussières), c'est pas non plus la mer à boire... En fait les yeux rivés sur mes cartes, je me suis laissé aller à mes pensées, au point de me déconnecter de la réalité. Curieusement, vol retour au GPS, ce qui m'a permis de regarder le paysage. En rentrant, petit détour sur le sud de l'agglomération Lyonnaise, qui, vue du ciel, semble bien moins grande qu'elle ne l'est effectivement. Retour au sol, finalement.

Rester assis sur un banc cinq minutes, sous la pluie. Rentrer au chaud, dans un petit café restaurant, boire deux vodka-pomme, dessiner une maison à deux niveaux, en m'inspirant de ces demeures provençales dont je suis tombé amoureux, définitivement. Un petit garçon, avec sa casquette de la Fédération Française d'Aéronautique, en voyant ce croquis fait trop rapidement, s'est arrêté à ma table, et a dit que c'était "une jolie maison". Je l'ai remercié en souriant et il est parti rejoindre ses parents, visiblement stressés à l'idée de devoir faire un baptême de l'air avec leur fils. Curieusement, ça me rappelle mes parents :D. En partant, j'ai vu qu'il tenait dans la main un avion ressemblant à un F-14, et je me suis dit qu'il devait vraiment aimer ça. Ca m'a fait bizarre. Comme l'impression de me voir quelques années en arrière...

Aujourd'hui a été une journée bien plus banale, et bien plus rude. Compenser ce lundi "mi-férié, mi-travaillé", et, par conséquent, faire une journée d'onze heures. En rentrant tout à l'heure, préparer des bagages, emballer un cadeau pour la fête des mères et renouveller mes abonnements à Première, Ciné-Live, et Studio (Oui, je sais, y'a de l'abus... mais voilà, hein !)

Allez, j'écourte ce post. Je vais profiter de ces quelques rayons de soleil pour aller courir. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop, au moins...?

26 mai 2007

Le temps qui court, une course contre la montre...

Je me pose. Enfin. Les journées précédentes ont été intenses, physiquement. Je résume, pour ceux que ça "interesse".

C'est à 3h40 que vendredi est devenue journée active. Le boulot, avec le train-train habituel, que je vous épargne, faute d'intérêt. Juste, un client qui m'a fait une réflexion du type : "Le rasage est passé à la trappe ce matin ?" sur un de ces airs hautains que certaines personnes se plaisent à adopter, alors que... Une petite "Frappe chirurgicale sympatique" de ma part, en retour, du style "Pourquoi, vous vouliez me faire la bise, ce matin ?" Pas de réponse, bonne réponse.

A 14h c'est déposer mes bons de livraison au bureau, foncer en ville récupérer un fourgon rempli d'électroménager, et l'amener jusqu'à l'Arbresle, pour un eménagement. Décharger, installer, manger vite fait, et filer à Ikéa, à 19h30. Choix des meubles, attente, paiement, attente, attente, café, retrait des marchandises. J'ai tourné la clé de contact, et le fourgon m'indiquait 22h37 quand on est sorti de ce parking. Reprendre la route. Fourvière fermé, accès aux Quais de Saône limité, donc improviser par la Croix-Rousse, et, finalement, tel un chat ramassant tous les feux rouges du canton, je suis retombé sur mes deux pattes. Arrivée à l'Arbresle : 00h12.
Déchargement des meubles, gonflage du matelas pneumatique, douche. Ma montre rayée, dans son splendide rétro-éclairage bleuté, alignait des chiffres semblant indiquer une heure suivie d'un quart. Lumière éteinte et recharger mes batteries.


Les 7 coups du clocher ont annoncé le début de mon samedi. Courir chercher des pains au chocolat et autres croissants à la boulangerie. Puis montage des meubles, et un appartement rempli de cartons, platisques et polystyrène. Repas express à midi, en 15 minutes maximum. Se relancer dans l'assemblage des divers éléments, tels deux gamins en train de jouer avec des Lego. 17h30, fin des travaux, nettoyage, et à 18h, on rentrait à Romans.

Mal aux épaules et dans le bas du dos, et planifier une visite chez la kiné. Week-end bien entamé. La bonne nouvelle, c'est que lundi, je ne bosse pas, et que vendredi soir, je serai en train de boire une Guinness, à Dublin (et que je pourrai le faire jusqu'à mercredi matin). D'ici là, pas mal de choses à faire.

Que c'est bon les vacances, mais que c'est bon... N'est-ce pas ? Profitons-en !

21 mai 2007

Je suis un éléphant, enfin, presque...

Pas envie de parler, tiens, mais quand même faire acte de présence. Alors, modifier mon profil, suite à la soirée de "grand n'importe quoi", dimanche, et se rebaptiser pour l'occasion. Hum...

Tenez, une photo, pour que ce post ne soit pas trop... vide !


19 mai 2007

A m'asseoir sur un banc, cinq minutes avec toi, et r'garder le soleil qui s'en va...

"Now Blogger saves your drafts automatically!" Si ça c'est pas une bonne nouvelle. Je commençais à en avoir marre de réécrire cinquante fois le même post depuis une semaine :D (j'exagère, un peu, mais quand même, remercions l'hyper-puissance de G***le et de toutes ses filiales qui rapportent des milliards de dollars à une poignée de personnes alors que des millions crèvent de faim. Hum, je m'emballe, tiens).

Des billets d'avion reçus, un lit réservé dans une auberge de jeunesse, et l'envie de boire une Guinness en arrivant là-bas, parce que ça semble presque évident. Et puis aussi, la découverte d'un p'ti coin sympathique qui me plaît que j'ajoute dans mes favoris, et d'une ville, à visiter, que je rajoute sur mon carnet. Je trouverai bien un week-end en juin, après l'Irlande, pour me faire une opinion. Et aussi parce que je suis curieux, et qu'en plus je pourrai rajouter ça dans ma liste "Villes européennes visitées".

Aujourd'hui, c'est un appel de D. (au chaud à Cannes), pour me narguer. Il me rend la monnaie de ma pièce, vu qu'à chaque fois que j'y suis allé, je l'ai dégoûté avec le plus grand soin. Et, le souvenir de cette ville en ramène d'autres, heureux ou non. (Raaa, ayé, je sens que j'vais me casser le moral, non mais... Passons)

La boîte aux lettres était pleine de pub, et j'ai eu du mal à trouver des lettres. Puis, tout de même, une facture d'Orange, des résultats d'analyses, une convocation à une assemblée générale exceptionnelle, un magazine de cinéma, une lettre d'une banque Suisse, une carte postale de Rome (avec le retard habituel, typique de la poste Italienne), et un avis de passage pour un recommandé. Tout ça à mon nom. Comme pour me rappeler que je suis seul dans cette maison, du moins temporairement. Ma boîte mail était bien remplie aussi... de spams.

Un appel de Genève, pour me dire que ma candidature n'était pas retenue, et ne rien dire, plutôt que d'être méchant avec cette secrétaire qui n'y est pour rien. Attente d'une réponse de Vancouver, pour un poste similaire, sans grand espoir. C'est peut-être ce qui me manque le plus, l'espoir. L'espoir fait vivre...

Ce matin au café, prendre Faustine dans mes bras, et me rappeler que le dernier bébé qui a connu mes bras, c'est ma soeur. Des sourires, encore des sourires. Un biberon et des yeux expressifs qui remplacent aisément la parole. Faudrait peut-être pas que je m'habitue à le faire, surtout que j'aime bien.

Là, à l'instant présent, c'est Mistral gagnant dans les oreilles, et moral dans les chaussettes. Sur le toit, deux pigeons se regardent fixement sans bouger, comme s'il se disaient des choses importantes. Dans la rue, sur ce petit banc intégralement tagué, où se côtoient insultes, déclarations d'amour, et autres propos racistes, deux tourtereaux qui se glissent des mots doux dans le creux de l'oreille.

Je vais courir une petite heure, il fait beau ; peut-être, je penserai à autre chose.

18 mai 2007

La lettre

Cette nuit, réveil en sursaut, à 1h30, avec l'étrange impression de ne pas être seul dans ma chambre. Ne pas arriver à me rendormir, parce que, une fois réveillé, mon cerveau ne peut s'empêcher de travailler, de me faire réfléchir sur les mêmes sujets, encore et toujours. Pour en arriver aux mêmes points. Et un livre, avec un petit prince...


Ce matin, en partant au boulot, Jolly m'a suivi au galop, jusqu'au bout de son enclos. M'arrêter cinq minutes, et courir avec lui, jusqu'à son box. Je crois que je n'ai jamais vu un cheval aussi joueur, attachant, et attaché à moi. A cinq heures, le badge, le portail qui s'ouvre, et commencer une grosse journée de travail. J'aurais aimé avoir mon appareil photo, pour vous montrer ces nuages dans le ciel, ce lever de soleil, ce chaton en train de boire du lait. Chaque journée m'apporte son lot de petites scènes banales, et pourtant, si douces et si particulières. Et, miracle, aucun problème.


L'après-midi a été rempli à ras bord. Trois quart d'heure de course à pied, une balade de trois heures à cheval (parce que ça faisait longtemps, et que c'est bien), des portées gribouillées pour (essayer d') écrire une mélodie que j'imagine depuis longtemps et donc forcément, le piano, et passer du temps à tester des accords, des rythmes et des tempos différents.


Ce soir, c'est une lettre que je commence à écrire, parce que, je sais pas, j'aime bien écrire aussi, plutôt que de taper sur un clavier. Reste juste à avoir l'adresse. Et puis si je ne trouve pas, tant pis je ferai comme Renan Luce (un nouveau coup de coeur, je ne sais pas si vous connaissez)

Allez, je vais me faire à manger, mon estomac crie famine. La maison est vide. Personne jusu'à dimanche.

14 mai 2007

Waiting

Ca me saoûle d'écrire des posts, et qu'au moment de les envoyer, ça plante. Si ça le refait encore une fois, je n'écris plus... (pff, on n'y croit même pas, je suis trop "addicted")
Week-end paisible, même si la météo n'était pas super agréable, à part peut-être pour jouer avec un cerf-volant. J'ai vu mon tibia pour la première fois, et j'ai trouvé que mes os étaient vachement blancs, un peu trop même. Je m'explique. Je devais nettoyer la piscine (donc, ça part d'une bonne intention), mais j'ai fait mon flemmard, et plutôt que d'aller chercher la clé du portillon, j'me suis dit que j'allais passer par dessus. Hum, oui, je sais, c'est pas malin. Le haut du portillon était mouillé, mon pied a rippé, et c'est mon tibia qui a "mangé". J'ai bien sûr mis tout mon poids sur ce dernier, et voilà... La quantité de peau recouvrant mon tibia étant particulièrement faible, on voyait un bout d'os. D'abord, j'ai dû sortir une bonne vingtaine de nom d'oiseaux, après j'ai marché à cloche pied jusqu'à un petit tabouret, et après j'ai regardé ce chef-d'oeuvre, avec en fond sonore le "aaaaahhhh mais c'est trop dégueulaaaaassse" (je sais, j'le fais bien) de ma soeur, qui après, a préféré aller voir ailleurs. Une demie-heure avant, je m'écorchais le mollet avec le marche pied du quad. Jolie symétrie.

Aujourd'hui, médecine du travail pour la visite de contrôle, et les regards de la dame quand elle a vu mes bras griffés et ma jambe bandée. "Vous... vous vous êtes fait ça au travail ?" ^^ "Juste les p'tites griffures au bras", et l'entendre dire que je devrais passer une radio de contrôle, pour voir si ma jambe n'a rien. (Euh, seulement si j'ai mal, d'accord ?) Sinon, j'entends bien, je vois bien, et j'ai eu droit à un "vous avez un peu grossi depuis 2005... et pris 1 cm". "Vous faites du sport ?" "Oui oui", mais j'me suis bien gardé de lui dire que peut-être, dimanche, je me fais du 110m haies, 400m plat, et 5000m marche, sinon elle me plâtre instantanément.
Sinon, je planifie mon excursion à Dublin, et me rends compte que ça me fait moins cher que ma semaine à Paris. Plus étonnant, en restant 7 jours en Irlande, je paye moins qu'en y restant 5... Ca, c'est beau. Ma soeur est dégôutée, elle voudrait venir avec moi, mais début juin, elle aura encore des cours. Et vu que mes vacances sont trop courtes, j'ai pas trop le choix.
Waiting...

10 mai 2007

Bad day

Journée catastrophique, j'en peux plus.

Tout a commencé vers 4h00 quand un sanglier a eu l'idée de traverser devant moi. Laisser de la gomme au sol, mais éviter l'imprudent animal de justesse. J'étais loin d'imaginer que cet évènement allait donner le ton de cette journée.

6h00, Nyons, et un virage huileux. Tête à queue évité in extremis, tout comme le poids lourd qui arrivait en face, et qui a bien cru que je ne l'éviterai pas.

Un peu plus tard, Grâne, et une erreur dans la préparation de commande. Se faire jeter en beauté, dire que je n'y suis pour rien, en vain.

C'est Grenoble, une demie-heure passée au péage, à regarder les agents de la douane contrôler la marchandise. 10 minutes après, Cours Berriat, contrôle de police, papiers du véhicule et test d'alcoolémie.

C'est Lyon, et en repartant de la Croix-Rousse, problème de turbo-compresseur, et rentrer avec une vitesse plafonée à 90 km/h.

5 clients ratés, et pousser un coup de gueule quand le directeur commercial m'a demandé ce que j'avais foutu.

Tout à l'heure, Léo qui me dit qu'il va déposer le bilan, et c'est beaucoup de notre temps, et de notre argent qui vole en éclats. On ne laisse que peu de chances aux petites structures, et voir que ça va s'écrouler, tout ça, ça me fait mal.

En rentrant, j'me suis allongé sur mon lit, et j'ai pleuré. La journée de merde par excellence. On va essayer de rester calme, de ne pas faire une connerie de plus.

Il le faut.

09 mai 2007

Fais comme l'oiseau

Aujourd'hui, retour au travail, nouveaux clients, et routes inconnues, et toujours la même désorganisation pour la préparation des commandes. A midi, oublier de manger, ou ne pas avoir envie de le faire, comme si rien ne pouvait passer. Cette après-midi, l'eau de la piscine tout juste tiède, et coups de soleil dans le dos, à force de rester allongé dans l'herbe. Me faire bouffer par les fourmis, et décider d'aller courir sous ce soleil bien chaud. Sur la piste cyclable, discuter un moment avec un ami coureur, avant que les chemins se séparent, nous séparent. Retour à la case départ, après une bonne heure et demie d'efforts plus ou moins réguliers.

M'asseoir dans l'herbe, étirements en tous genre, puis aller chercher l'appareil photo, parce que je me suis dit qu'un oiseau au vol, ça pourrait être une bonne chose. (Mais c'est loin d'être simple). Puis enfin, son battement d'ailes décomposé, à la cadence maximale autorisée par mon réflex, et voilà (une seule image, j'ai pas le temps d'en mettre plus)... La prochaine fois, un zoom plus puissant, et ça sera encore mieux...





Mal de tête, jambes qui tremblent, et la vue qui fatigue. Faut que je rentre, que je mange, et que je dorme. Demain, 5h00, le réveil.

08 mai 2007

Photo floue...


Allez, une petite photo floue, pour la route, parce que c'est la meilleure de tout le lot. Ca ne pourra pas faire de mal.




Demain, boulot, et journée double, pour compenser le jour férié...

"Au moins 367 voitures incendiées, 28 policiers blessés et 270 arrestations", mais sinon, tout va bien...

La journée d'hier aura été éprouvante. Je n'ai trouvé le chemin de mon lit qu'aux alentours de 3h00, après un reps trop copieux, trop arrosé, et trop bruyant, aussi. Et ce matin, levé avant le soleil, et pouvoir le regarder se lever, assis sur mes pieds, sur ce lit intégralement défait. Les trois tasses de café, m'habiller et aller courir, pour me réveiller.

Repenser aux discussions d'hier soir, que je me suis volontairement amusé à porter vers la politique, et le vote de dimanche dernier. Ecouter, et avoir peur de tout ce que j'entends. Faire part de mon opinion, dire ce que je pense, avec une ton surement trop sec vu que j'ai eu droit à un "vas-y doucement, pas besoin de crier, reste calme". Besoin de faire comprendre des choses, et me rendre compte qu'ils ont été manipulés de manière tout à fait remarquable. Je ne sais pas, je ne comprends pas. On est pas loin du "Travail, Honneur, Patrie" de 1940, enfin, c'est ce que j'en pense. Ah mais oui, c'est vrai, on va pouvoir gagner plus si on fait des heures sup'... Encore faut-il avoir du boulot ! Enfin, j'vais pas faire de mon blog un défouloir politique, c'est pas fait pour ça. Que je n'entende pas ceux qui ont voté ça se plaindre, c'est tout.

Faut que je me calme, là. A part ça, ce matin aussi, un hommage pour ceux qui se sont battus, pour ceux qui sont morts afin que nous ayons notre liberté. Discours semblable aux autres années, et toujours, de moins en moins de monde sur cette place de la Mairie.

Mais dites-moi où est-ce qu'on va ? Si vous savez, dites-le moi. J'ai peur.

(Puis si je ne supporte plus cette société, je partirai... à Malte par exemple)

Bon je vais marcher, prendre des photos, enfin, ne pas penser à ça, parce qu'après je grogne comme un vieil ours bourru...

07 mai 2007

Le temps qui court

Il y a des jours comme aujourd'hui, où les heures passent si vite, qu'il en faudrait 10 de plus, pour faire tout ce qui est prévu. Petit post donc.

Ce matin, très tôt, c'est un déménagement, les cartons trop lourds, les meubles en pièces détachées, le chargement du fourgon qui me rappelle mes longues parties de Tetris. 7h20, et enfin un petit déjeuner, parce que j'en pouvais plus. Repos de courte durée. De la route, et me garer comme je peux dans cette petite rue a sens unique. Troisième étage, sans ascenceur, porte de droite. Tout déposer en vitesse, faire le trajet inverse, et ramener le fourgon loué jusqu'à midi. Repas express. Rapide connexion, pour écrire ce message, et un bout de mail qu'il faudra que je complète demain, parce que là, c'est la course contre la montre.

Bientôt, remonter avec les ultimes cartons. Et ce soir, comme pour m'achever vraiment, pendaison de crémaillère avec des amis, ce qui veut dire soirée à n'en plus finir, encore. Demain est un jour férié, profitons-en pendant qu'il l'est encore...

Déjà, j'ai 10 minutes de retard, alors désolé, mais faut pas que je traîne...

06 mai 2007

Black-out partiel

Avant hier, le T.E.R. qui me ramène chez moi, à l'heure, et une discussion sérieuse avec ce vieil homme. Ecouter attentivement chacun de ses mots, doser l'intensité avec laquelle ils ont été prononcés, et voir à quel point il a raison, dans le fond. Voir que mon histoire le touche. Comme l'impression qu'il a déjà vécu ma situation, et qu'il veut par dessus tout me donner les bons conseils. Réflexions.
Hier, des photos en pagaille, et de la vidéo, aussi. Malgré le temps désastreux qu'il a pu faire ici, tout s'est bien déroulé, à l'abri. Discours à n'en plus finir, visite de locaux, expo photo et entendre mon grand-père parler de son enfance, des lieux qui n'existent plus. Remettre des noms sur des clichés qui datent de 1939. Voir à quel point les choses ont évolué, en bien comme en mal.
Une inauguration, c'est aussi un apéritif, des troupes de danseurs, des musiciens et des chanteurs. C'est quatre heures à rester debout, pour figer à jamais ces instants. Et me concentrer pour le faire. Hier soir, c'est aussi aller voir une pièce de théâtre, bien trop tard pour mes petits yeux. C'est aussi un mail reçu, attendu ou redouté, je ne sais pas. Ne pas savoir y répondre, de suite

Le faire ce matin, et aller voter. On verra.

04 mai 2007

"C'est bien de se lever en premier dans la maison" (même si là, c'est un appartement)

Voilà, je trouve quelques instants pour écrire un petit peu, pour résumer ces moments si denses...

Du synthé, et m'arrêter sur la sonorité « Violin » pour jouer quelques mesures d'une célèbre valse Viennoise. Du silence, pour l'intro de « Qui a le droit », un petit bout de la lettre à Elise, quand elle est arrivée, parce que, c'était bête de laisser passer une occasion de faire l'abruti. Pianoter au hasard, aussi pour retrouver de vieux tubes presque oubliés. Regards fascinés, et pourtant, c'était catstrophique. Rien d'exceptionnel, juste du solfège commencé à 6 ans. Mon plus grand regret aura probablement été de ne jamais avoir pu prendre de cours de piano. (Mes parents, comment dire, ils n'étaient pas très chauds). Je me souviens de mon premier (et unique, d'ailleurs) petit clavier Casio, sur lequel j'avais écouté la démo un nombre incalculable de fois, pour finir par la jouer, tout seul. Les cours de musique, où quand on a vu avec quelle facilité j'assimilais les choses, on m'a voulu me faire rentrer au Conservatoire, chose que je n'ai jamais voulu faire, et que je n'ai jamais faite, d'ailleurs. Et tout arrêter après mon accident, et ne jamais reprendre, par manque de temps. Bref, c'est une autre histoire, je m'éloigne du sujet principal...

Après ça, les longues heures de discussion, avec boissons alcoolisées. S'amuser à faire de jolis cocktails colorés, aux goûts plus ou moins attirants. Parler du boulot, de la recherche de boulot, et des études. Parler des élections présidentielles, et voir que les avis sont très partagés. Voir que tout le monde campe sur ses positions. Des raisonnements qui font peur, aussi. Puis, apprendre que C. et F vont se marier, l'année prochaine, et sur le coup, me demander si c'est pas un peu tôt pour ce genre de choses. Et puis, des listes de projets, plus ou moins réalisables, qui font plus ou moins rêver. Des paroles qui ricochent dans ma tête, avec un écho digne d'une crevasse sans fond. Manger. Dans une ambiance trop enfumée. Avec Stéphane, descendre dans la rue, et prendre une bouffée d'air bien frais. 1h25, téléphone qui sonne, et personne au bout du fil. « Numéro Inconnu » a encore frappé. Remonter au chaud, au sec.

Petit poker, et de vieux réflexes du lycée qui reviennent... Rires en pagaille, jetons qui tombent, les disques qui s'enchaînent aussi, inlassablement, les uns après les autres sur ma vieille platine Yamaha. 4h10, et la décision d'aller dormir est prise, matelas dans tous les sens, pour ceux qui en avaient. Dormir à même le sol, et à 6h, me lever avec un bon mal de dos, qui fait oublier le mal de tête. Douche express, et descendre chercher des croissants. Réveiller tout le monde à 7h. Petit déjeuner improvisé entre la terrasse et la cuisine, puis partir pour la fac, dans un silence impressionant. S'installer dans l'amphi, allumer mon ordi et prendre des notes, parce que y'en a qui ne captent pas tout. Sans même m'en apercevoir, déjà midi et demie. Prof qui m'interpelle, qui me demande ce que je fais ici. Et le voir rigoler, quand je lui explique que je suis venu prendre des notes. L'entendre me dire que je n'ai pas le droit d'être ici, « en temps normal », et entendre aussi que je devrais repartir dans des études, si c'est vraiment ce que je veux, si je me donne à fond dedans... Sortir perplexe, et cogiter, encore et encore. Repas bien mérité, et les amis qui sortent juste du brouillard.

Maintenant tout est calme, Thomas fait une sieste, alors, je vais aller me balader, ou peut-être même aller au cinéma, je ne sais pas trop. Je repasserai prendre mon sac tout à l'heure. Ce soir, la gare, le billet à composter, le retard éventuel et le coup de sifflet, annonçant le retour à la maison, avec de nouveaux doutes sur mon futur.

Demain, en tout cas, des clichés à prendre, pour l'inauguration d'une Mairie. Vivons au jour le jour pour le moment, ça me rassure. Et espérons une situation plus stable, peu importe laquelle... parce que j'aime bien savoir où je vais.

03 mai 2007

A droite, à gauche ; tous les chemins sont bons pour faire la fête

Mince alors, je peux plus m'en passer. Je viens d'entrer dans l'appartement de Thomas, je vois un ordi portable, et paf, j'ai envie d'écrire n'importe quoi sur mon blog. (Ca changera des longues périodes de silence, au moins...)

Tout à l'heure, il y a eu Perrache, le T1, le A, le B, le bus 27, 38, 69. Plan des TCL, ticket "Liberté 1 jour" en poche, et me rendre compte que je sais toujours bien me repérer, que les quelques mois passés ici ont laissé des traces, des habitudes et autres réflexes. Prendre de quoi manger, de quoi boire, afin de décompresser, parce que mine de rien, y'a des gens ou des choses qui mettent la pression.

On sonne à la porte. Déjà, les premiers rires et les conversations qui s'animent. Je vais aller les rejoindre. Avant, quand même, brancher ce synthétiseur, histoire de voir comment ça fait, quand ça sonne juste. Histoire de voir si cette habitude là, elle, n'est pas partie.

Résumé de tout ça demain, vers 14h, après les cours (^^ je ne sais plus ce que c'est ça, mais bon) et le repas...

02 mai 2007

Genre "J'me prends pour la star"

A défaut de mots, voilà une photo, prise à midi. Le chien qui sort de sa séance de bronzage, et qui va manger. Le coquelicot, ça apporte un plus... (lol)

"Allongez les instants présents, les bons moments..."

Aujourd'hui je fais mon flemmard, je fais du scan. Hier, enfin, cette nuit, j'ai gribouillé des mots (pour faire des phrases), et ça donne un truc... (je sais pas, je trouve pas le mot, dites-moi) J'ai pas vérifié mon orthographe, alors d'avance, désolé si y'a un souci quelque part. Aussi, désolé de vous imposer mon écriture, qui en plus de ne pas être super agréable à lire, s'avère être penchée dans tous les sens... On se refait pas !

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Maintenant je suis à la bourre, faut que j'aille chercher ma soeur au collège... Peut-être, un autre post ce soir, si je ne sais pas quoi faire...

01 mai 2007

Ségozy ou Sarkolène, telle est la question...

Pffiou... Hier, 9h30 de boulot. 9h30 à faire de la mise sous pli. A voir Ségolène et Sarkozy, à les plier en deux, à glisser des bulletins de vote, à mettre tout ça dans des enveloppes, et à les scotcher... Travail de bourin, si je puis m'exprimer ainsi. 4250 enveloppes, et des doigts en feu, en plus d'être déjà brûlés. Mais quand même, passer 9h30 avec 2 personnes que je connais, donc c'est déjà mieux. Passé minuit, rire aux éclats, en hurlant qu'on travaillait de nuit, un jour férié, et qu'on devrait être payé plus :D (mais comme on est payé aux nombre d'enveloppes, hein, ça change rien...) Cette nuit encore, j'ai eu l'impression de plier du papier, encore et toujours.
Ce matin, vérifier ma déclaration de revenus, et y apposer un autographe. Hum, reste à savoir si je suis imposable ou pas. Je ne fais pas de simulation, ça me laisse la surprise (en bien ou pas, d'ailleurs :p) En même temps, je ne gagne pas assez pour déménager en Belgique, en Suisse, ou même dans un paradis fiscal quelconque. (non, non, je ne vise personne en particulier, qu'est-ce qui vous fait penser ça ?) Ce matin, en terrasse, le café n'avait pas le même goût que d'habitude. Mon regard s'est posé sur la gare et, j'ai eu envie de te voir, parce que y'a des choses comme ça qu'on ne contrôle pas, et qui viennent, ou plutôt reviennent, sans même qu'on ait eu le temps de s'en apercevoir. Et je révasse, en me souvenant de certains moments, bien trop lointains et bien trop courts, mais chargés d'une émotion si peu courante, et tellement forte.
Ce matin, c'est aussi le pain au chocolat partagé avec des pigeons, assis sur le plancher du kiosque de la Place Jules Nadi, avec les épices du souk du Caire dans les oreilles. C'est aussi rentrer dans une librairie ouverte en ce jour férié, et feuilleter des romans, avant de constater avec stupeur que, de toute façon, je n'avais plus de monnaie dans mon portefeuille. Lire une BD, et me dire qu'il faudra que je recommence, que ça faisait trop longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Sortir, traverser le Pont Vieux, et descendre sur les berges de Bourg-de-Péage, pour suivre un petit moment le cours de l'Isère. Remonter par la rue du Docteur Eynard, et constater que la clinique dans laquelle je suis né n'existe plus, qu'elle est devenue immeuble. Retourner sur Romans et traverser la vieille ville. Un chat qui pose dans une ruelle, mais pas d'appareil photo sous la main. Retourner à la voiture, et me dire "C'est cool, même pas eu besoin de payer le parking aujourd'hui".
Jouer du piano, et constater que le changement de température n'a rien arrangé à sa sonorité... "désastreuse", n'ayons pas peur des mots. Investir dans de l'électronique pourrait s'avérer plus rentable, et avec un casque, plus silencieux pour les voisins. A voir, voire revoir, comme dirait la dame de France 5.
Allez, faut encore que je prépare à manger, parce que si je compte sur ma soeur, on ira pas plus loin que paquet de chips, et ça, c'est pas un repas.