22 mai 2009

Musique

On me l'a demandée, je la mets en ligne.

Si vous cliquez ici, vous entendrez ce que j'entendais dans mon oreille droite quand je jouais du piano, dans ce petit studio d'enregistrement, il y a un peu plus d'un mois. Je viens de le convertir en mp3, pour que ce soit lisible par tous. Vous n'aurez pas mon oreille gauche, désolé, mais je ne l'ai pas enregistrée. Donc, pas de paroles. C'est trop triste.

Ne vous attendez pas à une exacte copie conforme de la chanson originale, il y a de légères différences. Mais quelle importance ?

Vos commentaires sont les bienvenus

16 mai 2009

Paris, me voici

A ceux qui n'auraient pas lu les commentaires du message précédent, sachez que j'ai décroché le boulot pour lequel j'avais postulé. Je l'ai appris par mail, jeudi dernier, en début de soirée. Depuis, je ne sors que rarement la tête des annonces immobilières, parce que, mine de rien, le 2 juin, ce sera bien vite là, et qu'il faut que je me trouve quelque chose pour me loger.

Si vous saviez comme je suis content.

Un autre TGV mardi prochain. Je repasserai ici, dès que je trouve du temps libre.

14 mai 2009

TGV 6197

Ecrit le 12/05/2009, dans le train du retour...

Ce matin, il était neuf heures moins dix quand Paris m'a accueilli. La pluie tombait, très fine, et le ciel brumeux cachait le sommet de la tour Eiffel. Je me suis assis à une terrasse et j'ai commandé un grand café. Et j'ai attendu que le temps passe, une fois ma tasse vidée. J'ai écouté sans trop le vouloir la conversation de deux demoiselles qui se demandaient s'il fallait qu'elles aillent à telle université ou plutôt dans une autre. Quand j'en ai eu marre de rester assis à cette table, à regarder les secondes défiler sur le cadran de ma montre, je me suis levé et suis parti me balader, au hasard.

"Hasard" est vraiment le mot qui convient. Je suis monté dans un métro, me suis dit "je sors au cinquième arrêt", ai compté jusqu'à 5, dans ce wagon bien trop rempli, et suis remonté en surface, à l'air libre. Après ça, j'ai marché, un peu comme les touristes que j'ai pu croiser. Mon appareil photo était resté à la maison, parce que, aller à un entretien le reflex autour du cou, ça le fait pas trop, quoi. Je me suis baladé, de rue en rue, de monument en monument. Paris me fascine depuis que j'ai 6 ans, et aujourd'hui pour la première fois de ma vie, je me suis vraiment dit que ça pourrait être "ma" ville.

Puis l'heure de mon rendez-vous approchant, j'ai sauté dans le premier métro que j'ai trouvé, pour aller jusque dans le treizième arrondissement. Vu que je ne pouvais strictement rien avaler, c'est le ventre vide que je me suis présenté à l'accueil de ce grand immeuble. L'entretien aura duré une quarantaine de minutes, passées aussi vite que dix. Quarante minutes à parler, à répondre aux questions, à poser des questions, aussi. La réponse à tout ça arrivera à la fin de la semaine, ou peut-être au début de la suivante. J'aimerais tant pouvoir accélérer le temps.

Après cet entretien, retour à la case "RATP power", pour me rendre dans le septième arrondissement, lieu où se trouve le poste à pourvoir. En sortant à Alma-Marceau, j'ai fait une pause pour boire un autre café, histoire de ne pas m'écrouler de fatigue. Et la visite des locaux, tant attendue. En sortant d'ici, encore plus qu'en entrant, je me suis dit que c'était sûr, je devais à tout prix travailler ici. Que ce poste, au final, je le cherchais depuis toujours. J'espère vraiment les avoir convaincus.

Ma montre indiquait 17h30, quand je me suis arrêté au milieu du pont de l'Alma. Allumer le téléphone, écouter les messages, sourire. Et encore sourire, oui.
La tour Eiffel n'était plus dans le brouillard, et le ciel était clair. Les rayons du soleil traversaient ma veste, et je suis resté là, à profiter de cette douce chaleur. J'ai étudié vite fait le plan de la RATP, ai cherché le chemin le plus court, celui avec le moins de correspondances, pour rejoindre la gare de Lyon. Et le train du retour. TGV 6197. En espérant qu'il y en ait plein d'autres...

08 mai 2009

TGV 6192

Les choses se bousculent, et j'adore ça.

Ce matin, je n'étais pas en forme. Le téléphone a sonné à 7h, mais j'ai décrété qu'il était beaucoup trop tôt pour faire quoique ce soit. Puis vers 10 h, je me suis enfin sorti du lit, avec un bon mal de tête, et un équilibre incertain. Il faut dire aussi, j'avais peut-être un peu abusé de la vodka, la veille. J'avais envie de voir du monde, et ce barbecue improvisé était la solution idéale. De nouveaux bons souvenirs à ajouter aux autres.

La piscine sera prête dans quelques semaines, et je ne serai peut-être plus dans les parages pour pouvoir en profiter. Ca ne me chagrine qu'à moitié. Parce que c'est mardi que tout va se jouer. Mardi, ce sera Paris, et un nouvel entretien d'embauche. Alors, j'espère juste. Beaucoup. Enormément. Plus que jamais. Si seulement vous saviez... Je contemple mes billets de TGV comme si à eux seuls, ils pouvaient tout changer.

Tout à l'heure, en naviguant sur des blogs, j'ai trouvé des anniversaires que j'avais oublié de souhaiter, et je les note pour y penser l'année prochaine. Je suis ailleurs. Mais je suis bien.

J'espère que c'est pareil pour Vous.

03 mai 2009

Au jeu des 1000 bornes, je me prends tous les feux rouges...

L'autre jour, j'ai reçu un mail d'un inconnu. Inconnu, fidèle lecteur de mon blog. Il m'a posé une question, une seule : "Est-ce que tu as une raison précise, pour venir poster, régulièrement, ou est-ce du "pur hasard"[...]".

Je lui ai répondu, et tenais à en faire un post, justement. Mes plus fidèles lecteurs me connaissent depuis mon Joueb, ce qui remonte déjà à plusieurs années. Et plus d'une fois, j'ai eu envie d'arrêter d'étaler ma vie privée de façon plus ou moins anonyme. Envie de rester seul avec mes coups de gueule, mes coups de coeur, mes douleurs et mes joies. Mais c'est toujours plus fort que moi. J'ai ce continuel besoin d'écrire. J'écris beaucoup, ne publie que très peu. Maintenant est-ce que j'ai des raisons précises pour poster ici ? Non, je ne pense pas. L'envie de vous faire partager des morceaux de ma vie, l'envie d'avoir vos réactions, l'envie d'écrire parce que je me dis que ça vous fait peut-être plaisir de me lire, autant que moi quand je vous lis. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas trop. Ceci dit, soyez-en sûrs, je me censure, je me bride un peu, parce que si je publiais tout ce que j'écris, il y aurait de quoi écrire une autobiographie assez complète (j'ai pas dit intéressante, juste complète). Vous l'aurez remarqué, je cherche à être simple dans mes mots, à vous dire ce que je pense sans détour, sans figure de style, en brut, tout simplement. Parce que ça me ressemble. Alors ça n'a peut être pas d'intérêt littéraire, mais je m'en fiche. L'envie d'être moi, avec mes mots et mon caractère. Voilà qui est dit. Vos réactions, en commentaires ou par mail, sont les bienvenues, comme d'habitude.

Avant hier, je suis retourné la voir, à Bordeaux. On a beaucoup discuté. Quelques heures. J'avais besoin de savoir à quoi m'attendre. De savoir comment elle voyait les choses. De savoir si elle voulait que ça devienne sérieux. Ou pas. La vie est faite de choix plus ou moins incertains, plus ou moins joyeux aussi. Mais il faut en faire. Toujours. Tout le temps. Les choses sont désormais claires. Les choses se sont "terminées" sur des rires et des accords de guitare. Tout à une fin, oui. Sur le trajet retour, je me suis dit que j'avais bien fait. Que la solitude temporaire, si longue soit-elle, ne me tuerait pas. Que le paquet de cigarettes que j'avais fumé en route, lui, par contre, pouvait aisément soustraire des minutes à ma "belle vie" (sale manie, quand je suis stressé).

Hier, je n'étais pas en forme. J'ai fait des résultats affreux sur le triple saut, et j'ai foiré mon départ sur le 400m haies. A l'arrivée, je me suis écroulé, la vision un peu brouillée, et j'ai enfin réussi à avaler quelque chose. Ca faisait presque 24 heures que je n'avais rien mangé. Hier on m'a trouvé légèrement irritable, surtout quand j'ai dit à mon entraîneur de me foutre la paix. J'ai dormi 3 heures dans la pelouse, à côté du stade, et je me suis senti mieux, après. Je récupère vite. C'est ce qui fait ma force. Les blessures restent, mais elles sont là, en moi, bien enfouies. Il n'y a que vous qui savez. Eternel introverti...

(Hum, ça fait presque deux mois que j'ai changé de voiture, et j'ai presque fait 10000 km. C'est grave docteur ? J'ai une bonne excuse, les allers-retours à Rouen et à Bordeaux, ça fait du chemin... Hum)