30 juin 2007

"Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume"

Week-end. Je l'attendais depuis mardi, pour tout vous dire. Le retour au travail a été douloureux. Les journées trop chargées, trop longues, et un cumul hebdomadaire de 48 heures. A chaque fois que j'ai pris l'autoroute, j'ai hésité entre Lyon ou Marseille, entre "travail" et "vacances". Mais j'me suis dis que ça ferai désordre, sur ma feuille de frais, un aller-retour à la mer, pour faire passer le temps, et profiter de la plage.

En dehors de ça, il y a eu la fête du cinéma, et l'intégralité de la programmation vue pour trois fois rien (parce que sinon, entre nous, jamais je ne serai allé voir certains films). Il y a eu les entrainements en nocturne, avec J., S. et F. à courir dans les côteaux, comme des tarés. Le stade aussi, et me dire que les haies, c'est bon, j'en veux plus. Deux mails écrits à un ami. Un coup de fil de Sydney. Une enveloppe de Paris et des places (carré Or, la grande classe) pour "The Police".

Aussi jeudi après-midi, avec F., se balader avec nos T-shirt "Free Hugs". Et en ville, les soldes, aller dans des boutiques pleines à craquer avec mon portefeuille qui lui, frôlait le vide intersidéral.

Dimanche, peut-être, concert, sinon, rien.
Il faut que je bouge.

23 juin 2007

Bruxelles vs Fête de la Musique. L'art de faire les mauvais choix, au bon moment...

Puisqu'elle m'a dit qu'avoir la flemme n'était pas une excuse valable, je me motive, et j'écris...


Les jours se suivent, ne se ressemblent pas, et sont remplis d'imprévus. J'adore.

C'est mercredi vers 12h30, que tout a commencé. Un coup de téléphone de K, louer un véhicule permettant de transporter beaucoup (trop) de choses, et partir direction Carcassonne. Une fois sur place, remplir ce gros fourgon d'équipements audiovisuels en tous genres, et avant de repartir, vers 20h, manger un cassoulet (j'ai pas pu résister). Sur le chemin du retour, faire une "pause dodo" d'une demie-heure, sur une aire d'autoroute près d'Orange, parce que les paupières étaient trop lourdes et que K, en pleine forme, ne voulait pas conduire « ce truc énorme », comme il dit. Puis, maison. Quand je me suis jeté sur mon lit (et quand je dis « jeté », c'était vraiment le cas, vu que j'me suis "explosé" la tête contre le mur...), les chiffres rouges du radio-réveil semblaient danser la salsa, et indiquaient une heure, passée de treize minutes.

Jeudi, réveil à 5h30 (oui, je suis en vacances), trente minutes de footing, une douche, un café, et la remarque pertinente de ma mère, en se levant : « Mais, c'est pas ta voiture, ça ? ». Difficile de ne pas s'en rendre compte. Déposer ma soeur au collège, en allant en ville. Rejoindre K et déballer tout ce matériel, installer, configurer, et en baver aussi, sous cette chaleur accablante. A 15h pétantes, tout était paré pour accueillir ces « musiciens » (c'est un grand mot, ou une conception de la musique radicalement différente) pour lesquels on s'est donné tant de mal. Repas improvisé aux alentours de 16 heures, et aller jouer (c'est un grand mot aussi) du piano sur la place, un peu plus loin, parce que mince, un piano à queue, ça faisait longtemps que je voulais voir ce que ça donnait. Le pire, c'est que j'aime ça.

21h, début des festivités, et jusqu'à minuit trente, rester concentrer, casque sur les oreilles, à guetter le moindre défaut, à gérer les niveaux, des bargraphs verts jaunes et rouges dans tous les sens, à surveiller. Etre attentif, même si ce genre de musique n'est pas le mien... K l'a bien compris, quand j'ai voulu faire une pause à 22h30.

Vendredi, 1h00, K. et moi, on a commencé à tout démonter, à tout replier, à tout ranger méthodiquement dans ce fourgon, tels deux gamins en train de faire une partie de Tetris (et même que je vous défie tous, à ce jeu. Sacrée Game BoyTM. C'est à 3h00 que notre véhicule a repris du service. Malgré les douces vibrations produites par ce moteur diesel, pas le temps de dormir, matériel à rendre obligatoirement à 7h... De l'autoroute, un copilote qui dort, et écouter Radio Trafic jusqu'à ce petit local, où nous étions deux jours avant. Faire le vide, dans tous les sens du terme, et dormir un quart d'heure, avant de rentrer, pour rendre les clefs du véhicule (et le véhicule ça va de soi).

To be continued...
(promis)

18 juin 2007

Questionnaire

Parce qu'elle me l'a demandé...

Mais-euh, c'est vachement personnel, ce genre de choses... Enfin, bon, tant pis, j'vais pas faire mon timide....


Les quatre livres de mon enfance

(Enfance, on va dire jusqu'à 13-14 ans, ça devrait être pas mal)

- Le livre de la jungle, Rudyard Kipling
(On me l'a lu, relu, et re-relu des dizaines et des dizaines. C'est avec ce livre que j'ai appris à lire, enfin, à transformer des écrits en vibrations sonore, à la grande surprise de mes parents. J'ai longtemps voulu être adopté par des loups, comme quoi, ça laisse des séquelles.)

- Fanfan, Alexandre Jardin
(Premier livre que j'ai acheté dans une librairie. Ah l'amour, c'est fou ce que ça fait faire, ou pas, d'ailleurs. Les pages se détachent, tellement je l'ai lu. Il tient assemblé grâce à du « ruban adhésif »)

- Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne
(J'ai eu une longue période « aventures fantastiques », et je vois mal comment j'aurais pu passer à côté de ça, franchement)

- Stickeen : Un chien de rien du tout, John Muir, je crois
(De la glace, un chien, un explorateur, du suspense, du danger, Oui, tout est là pour que ça me plaise.)

[- Oh, j'oubliais.... Le petit prince, Antoine de Saint-Exupéry.]


Les quatre livres de mon adolescence

- Le lion, Joseph Kessel
(Wow, je trouve pas de mots. J'ai adoré. Un livre rempli d'émotions, qui implique obligatoirement une réflexion sur la relation homme-nature)

- Le grand secret, René Barjavel

- La trilogie des fourmis, Bernard Werber
(Héhé, moi aussi ! On m'a pris pour un fou à la maison, quand j'ai ramené ça et que j'ai dit qu'il y avait environ 1400 pages à lire)

- Tous les romans de Ian Fleming, dont sept versions anglaises
(je sais, là, ça fait beaucoup plus que quatre, mais je ne pouvais pas en choisir qu'un seul. Et le pire, c'est que lorsque je commence à en relire un, c'est fini, je ne peux plus m'arrêter... Qu'est-ce que je peux être désespérant)


Les quatre prochains livres sur ma liste

Oulà, là, vous êtes mal barrés... J'ai pas de liste. Je rentre dans la librairie, je me balade dans les rayons, je lis les 5 premières pages d'un livre choisi au hasard, dans un genre donné, et si je suis convaincu, j'achète.

Je pense, tout de même : un bon roman psychologique, deux de science fiction, et un qui arrive à me mettre la trouille (c'est pas gagné).

Je suis ouvert à toutes vos suggestions, d'ailleurs. La libraire va me faire de ces yeux si j'me ramène avec une liste toute prête (oui, d'habitude je passe entre 4 et 5h, pour choisir, donc voilà...)


Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

D'une manière générale, je pense que tous les écrivains dont j'ai fini les romans ont une chance de me voir acheter une autre oeuvre signée de leur main.


Les quatre auteurs que je n'achèterai ou n'emprunterai plus

D'abord, faut jamais dire « jamais ». Et en plus c'est dûr de répondre. Je n'ai « jamais » acheté un livre que je ne voulais pas lire, ou alors c'est qu'on m'y a forcé, dans mon cursus scolaire. Faudrait que je ressorte mes cours, je vous sortirai au moins 4 livres qui m'ont « saoûlé ». Ces auteurs là ne craignent pas de s'enrichir grâce à moi. (Si j'y pense je fouillerai dans mes archives)

Les quatre livres que j'emporterais sur une île déserte

Sur une île déserte ? Pourquoi déserte ? Mais-euh...

- Les Fables de la Fontaine, j'peux pas vous dire pourquoi,

- Le lion

- Une recueil de poèmes, que je n'ai pas encore choisi, mais mon départ sur une île déserte n'est pas pour demain, j'espère...

- Dites j'ai le droit de prendre des BD, s'il vous plaaaaait ?


Les 4*4 derniers mots d'un de mes livres préférés

(16 mots, c'est un peu short quand même)
Deux hommes entre tous les hommes ont le droit de répondre maintenant. Le capitaine Nemo et moi. (Bon, ça fait 17 mots, mais, hein, on fait pas des maths, là...)


Les quatre personnes à qui je refile le truc
Hum. Toute personne qui s'ennuie à mourir et qui ne l'a pas déjà rempli, ce questionnaire. Ca fait plus beaucoup de monde, ça... Puis je veux faire souffrir personne... Vous n'imaginez pas à quel point ça m'a traumatisé.

Mais voilà, quand même, moi, je l'ai fait, yes...


EDIT de 18h33 : Au fait, ma visite à Bruxelles, c'est soit jeudi-vendredi, soit pas avant septembre-octobre... hum.

17 juin 2007

Rester seul peut nuire à la santé

Je suis cassé.


Cette semaine, les journées ont défilé à un rythme insoutenable. Mardi, la gare de Valence TGV, et un train qui m'emmène jusqu'à Paris, en un temps record. Un entretien d'embauche, avec pour seule réponse : « le seul problème, c'est que vous n'avez pas assez d'expérience ». Y'a des fois où les gens comme ça, je la leur ferais manger à la petite cuillère, leur expérience, tellement ils m'exaspèrent. Le « bon courage pour la suite » sonnait tout aussi faux, en sortant de ce bureau. Après cette demie-heure purement et simplement inutile, le métro, pour débarquer chez Damien, que je n'ai pas vu depuis quatre mois. C'est fou, en si peu de temps, comme les choses peuvent changer. La dernière fois, son studio bordélique de célibataire endurci n'était pas en mesure d'être traversé de part en part. Le même studio, cette semaine, donnait l'impression d'avoir été refait à neuf. C'est seulement quand il m'a présenté Delphine, sa petite amie (pas si petite que ça, vu qu'elle fait seulement douze centimètres de moins que moi), que j'ai trouvé une « explication logique » à tout ce changement, si brutal. Dans un sens c'est génial, on peut aller aux toilettes sans risquer une fracture de la cheville, poser un verre sur la table sans qu'il y reste collé pour autant, et la nuit, dans le noir, on peut marcher pieds nus, sans crainte de finir aux Urgences du coin. Merveilleux. Aussi, au cours du repas, la phrase qui tue « Quoi t'es toujours seul toi ? Ben alors, mais qu'est-ce que tu fous ? ». Comment expliquer ça... Ca a le don de me crisper, de faire se hérisser tous les poils de mon corps. Alors par pure gentillesse, déconnecter le système vocal de mon cerveau, pour lui épargner une phrase du genre « Ferme ta grande g*****, s'il te plait, tu crois que ça m'amuse ? ».

Mercredi, vers midi, c'est à Nancy que je me trouvais, juste pour revoir un ancien camarade de classe, qui, ça remonte le moral, se trouve dans des galères étrangement similaires aux miennes. Passer des heures à discuter, en rêvant de refaire le monde, et aussi, en rêvant de donner un vrai sens à nos vies, le tout, autour d'une bouteille de Vodka Ukrainienne, que je lui ai ramené de Kiev, lors de ma précédente excursion en Europe. En fin de soirée, tomber comme des masses, encore plus déprimés qu'au départ, mais, c'est pas si grave.

Pour continuer dans l'ambiance déprimante amorcée la veille au soir, je n'ai rien trouvé de mieux à faire qu'aller à Luxembourg, le jeudi. Cette ville n'a rien de démoralisant en elle-même, rassurez-vous. C'est juste que cette balade hors de nos frontières n'avait rien, vraiment rien d'un séjour touristique. Moments de recueillement, et de tristesse. Des souvenirs douloureux qui datent d'un peu plus de deux ans. Voir le nom d'une personne qui m'a été chère, gravé dans du marbre, ça me fait toujours aussi mal. Ca en fait encore plus, quand on voit écrit 24 Janvier 1985 – 17 Mai 2005, et que je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable de tout ça, même si je tout le monde me dit que je n'aurai rien pu y faire, que ce n'était pas « prévisible ». Mhh... Moral au plus bas. Entrer à l'hôtel vers 17h30, et en sortir le lendemain, à 5h30, après une de ces nuits blanches dont j'ai le secret.

Vendredi, les rues de Grenoble, presque familières, le tram et un peu de bus. Laisser toutes mes affaires chez P., et aller courir 2h15 non-stop, parce que selon moi, rester à rien faire, ça favorise grandement le « broyage de noir » qui est par moments un de mes passe-temps le plus détestable, et le plus détesté, aussi. Plus tard, une douche, points noirs dans les yeux, et jambes qui rendent l'âme, c'est quand j'ai fermé les yeux au sol que j'ai compris que j'aurais dû manger quelque chose. C'est à grands coups de « Ohé, Mickaël, réveille-toi, tu m'entends », que j'ai refait surface. Elle m'a préparé un bon goûter pour reprendre des forces, et des couleurs aussi, parce que, parait-il, j'étais très pâle. Elle a conduit, pour aller chez F, pour une soirée poker, où j'ai joué au hasard. Impossible de me concentrer. Trop de choses « prenantes » qui monopolisent l'attention, et on ne peut rien y faire.

Hier, retour à la maison, qui, pour fêter ça, était désespérément vide. Chez mon grand-père, absent lui aussi, jouer du piano, sans voir les heures qui passent. Ecouter des portions de CD en boucle, et les restituer tant bien que mal sur ce clavier usé.

Aujourd'hui est bien vite résumé. Cadeau de la fête des pères, aller voter, écrire ce post, et poireauter sur MSN, en attendant que le temps passe.

Demain sera meilleur, vu qu'il ne peut pas être pire.

11 juin 2007

Ce post est une contrefaçon, méfiez vous-en...

Quelques photos, développées à la main (ça se voit à peine, lol), prises dans une ville dont je tairai le nom, mais que certains reconnaitront probablement... On va voir.





Plus tard, un vrai post, quand j'aurai la motivation nécessaire. En plus j'ai vu qu'il fallait que je fasse ça.

On veut ma mort, non ? :D


10 juin 2007

Et désolé pour ce soir....

Non, ne criez pas, ne me tapez pas... Je ne vous ai pas oubliés, chers lecteurs, loin de moi cette atroce idée :p. Juste pas le temps, parce que je suis en vacances jusqu'à fin juin, et que j'en profite à 200 %, même plus.

Irlande. Ce nom, dans ma tête, se balade avec de jolies images, attachées en pièces jointes. Juste, trop bien, trop court. C'est sympathiser avec les 7 personnes de mon dortoir à l'auberge de jeunesse, et faire des visites, des soirées, à n'en plus finir. Les rires, aussi, quand les mots me manquent, en anglais, l'alcool n'aidant pas, quelque fois. Des milliers d'anecdotes qui remplissent ma mémoire, et qui font pétiller mes yeux. Je raconterai plus tard, si vous me le permettez.

Ce week-end, week-end de folie, à dormir 2h, à fêter un anniversaire. Piscine à 27°, boissons bien fraîches, et de l'animation à en devenir complètement sourd, et saoul. Mes nuits n'excèdent pas 4h, et je me dépense comme un taré, comme pour me donner l'impression de bien profiter de ce repos.

Mardi, ce sera Paris Gare De Lyon, mercredi, Nancy, jeudi, je sais pas, j'attends des coups de fil (Luxembourg, ou Dijon), vendredi, une soirée sur Grenoble. Beaucoup de choses à faire, de gens à voir, de choses à dire (et d'autres à garder pour moi). C'est un marathon contre la montre, que je fais, là...

Promis, je vous raconterai, tout. Ca va être long, mais long... Vous ne tiendrez pas le coup (en tout qu'à moi, je ne me relirai pas, j'aime pas ma façon d'écrire...)

01 juin 2007

Lyon - Dublin

Un coucou de l'aéroport, parce que le wifi, ça n'a pas QUE des inconvénients, des fois. Ayé c'est les VAAAAACANCES (qu'est-ce que je peux être content !)

Ca, c'est dit...

J'attends mon avion avec impatience. Je suis content de bouger, ça faisait trop longtemps que ça ne m'était pas arrivé... :D

A très vite, ici, si je sais encore parler français.